Perpignan : des tags et restes de sanglier découverts à l'entrée de la grande mosquée

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Faits Divers Grande mosquée de Perpignan
Grande mosquée de Perpignan

Vendredi, des inscriptions hostiles et des restes de sanglier ont été découverts à l'entrée de la grande mosquée de Perpignan.

La grande mosquée de Perpignan a été la plausible cible de dégradations commises, là aussi selon toute vraisemblance, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 janvier. C'est en effet ce matin que le gardien du lieu de culte a découvert que le mur d'enceinte avait été recouvert de tags et que des restes de sanglier avaient été jetés non loin.

Des tags qui représentaient plusieurs signes liés à l'idéologie nazie, accompagnés de l'inscription "Dehors". Nos confrères de L'indépendant.fr rapportent de même la présence d'une tête de sanglier mort et des quatre pattes de l'animal. Les autorités ont ensuite été mises au courant de ces apparents actes de vandalisme, avant qu'une enquête ne soit ouverte pour tenter de déterminer les circonstances précises des faits.

Grande mosquée de Perpignan : le mur d'enceinte recouvert de tags nazis

Des techniciens de police scientifique ont été appelés sur place afin de se livrer aux constatations et prélèvements d'usage. Le commissaire Yannick Janas, directeur départemental de la sécurité publique, n'a semble-t-il pas mâché ses mots pour qualifier les responsables de ces dégradations : "On a affaire à des imbéciles. ça dépasse l'entendement. ça n'a aucun sens. On mettra tout en œuvre pour retrouver les auteurs de ces faits." En fin de matinée et en ce jour de prière, toutes les inscriptions avaient été effacées.

Deux faits du même genre survenus fin 2015

À la mi-journée, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve aura signifié son "indignation devant la profanation" de cette mosquée, de même que son "soutien" et sa "solidarité" à "tous les habitants de Perpignan de confession musulmane". Il s'agit au moins ici du troisième fait du genre relevé depuis septembre dernier, où une tête de sanglier avait été découverte à l'entrée d'une salle de prière musulmane en Haute-Corse. Le mois suivant, c'est la mosquée d'Aubagne, à Marseille, qui aura été ciblée par un incident similaire.

Crédits photos : Google Maps

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