Le père Preynat sera jugé pour acte de pédophilie sur mineurs

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France
Un membre de l'association "La Parole Liberee" Francois Devaux (gauche) répond à la presse le 10 juin 2016 après que la cour d'appel de Lyon a décidé de ne pas prescrire les abus sexuels reprochés au prêtre lyonnais Bernard Preynat

Accusé d’abus sexuels sur mineurs commis il y a 25 ans, le père Preynat s’était pourvu en cassation. La cour a rejeté son appel ce mardi 11 octobre.

Depuis le 27 janvier dernier, le père Preynat est mis en examen dans le cadre d’une affaire d’abus sexuels perpétrés entre 1986  et 1991 sur d’ex-scouts de Sainte-Foy-les-Lyon. À la mi-juin, la chambre d l’instruction de la cour d’appel de Lyon avait  déjà considéré que les faits reprochés au prêtre n’étaient pas prescrits. Cette fois, c’est au tour de la juridiction suprême de confirmer cet arrêté et de rejeter le pourvoi en cassation du père Preynat.

Il n’y a pas prescription

Selon les sources  de nos confères du journal « 20 minutes », ce mardi 11 octobre, la cour de cassation aurait bel et bien rejeté le pourvoi  du père Preynat dans l’affaire des abus sexuels sur mineurs. Elle a confirmé l’arrêté de la cour d’appel de Lyon qui avait jugé que les faits n’étaient pas prescrits. Bernard Preynat, qui compte actuellement quatre plaintes à son encontre,  devra donc rendre compte de ses actes devant la justice.

Les représentants des victimes se montrent confiants

Interrogé par « 20 minutes », François Devaux, président de la Parole Libérée, l’association des victimes, déclare confiant : « Il va pouvoir y avoir un procès. Nous n’étions guère inquiets quant à la décision de la cour de cassation. La cour d’appel et le juge d’instruction s’étaient déjà prononcés dans le même sens avant ». D’autre part, l’avocate d’une des victimes présumées, Emmanuelle Haziza, se réjouit du verdict : « Lors de l’audience nous avons fait valoir nos arguments sur la non-prescription des faits. La cour nous a donné raison ».

La réaction de la défense

De son côté de l’avocat du père Preynat, Me Frédéric Doyez, dément le fait que son client aurait souhaité faire « retarder le cours des choses » en se pourvoyant en cassation. Il estime par ailleurs que la décision de justice « ne veut pas dire que les faits ne sont pas prescrits », et que «  l’instruction se poursuit ».

Crédits photos : © AFP JEFF PACHOUD

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