Pédophilie : Un lycée jésuite de Paris soupçonné de couvrir des agressions

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Faits Divers Le lycée Saint-Louis-de-Gonzague dans le 16e arrondissement de Paris
Le lycée Saint-Louis-de-Gonzague dans le 16e arrondissement de Paris

Depuis 2010, une victime d’attouchements pédophiles tente de déclencher une enquête au sujet d’agressions commises dans les années 50 par un responsable jésuite du lycée Saint-Louis-de-Gonzague dans le 16e arrondissement de Paris.

Va-t-on vers un nouveau scandale pédophile dans une institution religieuse ? Alors qu’hier, l’évêque d’Orléans révélait au grand jour les agissements d’un prêtre destitué de ses fonctions à cause d’actes de pédophilie, c’est désormais un prestigieux lycée jésuite du 16e arrondissement qui est visé par ce même type d’accusations.

Soupçons de pédophilie dans le lycée jésuite du 16e

Ce sont nos confrères de France Info qui ont enquêté sur cette affaire. Depuis 2010, Jean-Pierre Martin-Vallas, ancien élève du prestigieux lycée Saint-Louis-de-Gonzague dans le 16e arrondissement de Paris, tente de faire connaître les agissements pédophiles dont il aurait été la victime.

L’homme était inscrit dans cet établissement dans les années 60 et avait alors 8 ans, selon son témoignage, il aurait été victime d’attouchement de la part d’un père jésuite lors d’une colonie organisée par l’établissement. Des faits très anciens, mais que l’homme n’a pas voulu révéler avant la mort de ses parents, très proches de l’agresseur présumé.

La direction fait la sourde oreille

Pour étayer son témoignage, Pierre Martin-Vallas contacte alors plus de 1000 anciens élèves de l’établissement, une dizaine avoueront avoir eux aussi avoir subi des attouchements dans le même établissement.

Pierre Martin-Vallas décide alors en 2010 de contacter la direction du lycée Saint-Louis-de-Gonzague afin de lui transmettre ces témoignages et qu’une enquête interne soit menée pour faire la lumière sur cette affaire. Il essuiera un refus catégorique. Il remonte l’affaire jusqu’au responsable des Jésuites de France, qui refuse également au prétexte que « quarante ans après ces faits, ces enfants doivent avoir trouvé un équilibre de vie satisfaisant, qu’il n’y a pas lieu de les perturber. De plus, ce prêtre étant mort, il n’y a aucun intérêt à faire une enquête. » Après quatre années de bras de fer, Jean-Pierre Martin-Vallas s’adresse au Vatican, et en réponse, les Jésuites consentent à mettre en place un « groupe d’accueil » en 2014. Un groupe qui, selon lui, sert surtout à étouffer ce type d’affaires.

Crédits photos : Capture Google Maps

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