Pau : condamnation d'un militaire pour apologie du terrorisme

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France
Photo d'illustration. La balance de la justice.

Lundi à Pau, un militaire a été condamné à un an de prison avec sursis pour apologie du terrorisme. En décembre dernier, le jeune homme avait ainsi signifié auprès des autorités son intention de rallier Daesh.

Les faits remontent au 11 décembre dernier. En état d'ivresse suite à la consommation de plusieurs verres de whisky chez des amis et un bar de la commune de Pau, Issa C. est contrôlé par la police. Ce militaire du 5e RHC (régiment d'hélicoptères de combat), par ailleurs particulièrement nerveux, tient alors aux autorités les propos suivants :

"C'est à cause de flics comme vous que les gens rejoignent l’État islamique. Je vais quitter l'armée pour rejoindre Daesh". Des mots vraisemblablement motivés par l'état d'ébriété dans lequel le jeune homme se trouvait et qui le vont le conduire en cellule de dégrisement. Durant sa garde à vue, il signifiera aux policiers ne pas se rappeler de ses déclarations : "Je ne m'en souviens pas. J'ai vraiment l'impression d'avoir foutu en l'air tout mon investissement au sein de l'armée".

Apologie du terroriste : un an avec sursis pour un militaire qui menaçait de rejoindre Daesh

Après sa sortie de cellule de dégrisement le lendemain après-midi, Issa obtient la confirmation de ses doutes. Il a ainsi indiqué au tribunal correctionnel son renvoi de l'armée calé au 4 avril prochain. Et d'après ce que rapportent nos confrères de Sud Ouest, cette exclusion aurait été uniquement décidée sur la base des propos tenus par le militaire à la police en cette journée du 11 décembre 2015.

"Je prendrai ce qu'il faut prendre"

Selon le procureur, "ces propos même tenus sous le coup d'une alcoolémie excessive et avec une perte de conscience sont extrêmement graves. Surtout qu'ils sont prononcés par un militaire qui défend son pays et ses valeurs". Et alors qu'il avait requis six mois de prison avec sursis à l'encontre du jeune militaire, ce dernier a écopé, lundi après-midi à Pau, d'une peine d'un an avec sursis. Le prévenu semble cependant prêt à assumer l'entière responsabilité de ses actes : "J'ai merdé, j'ai merdé. Je prendrai ce qu'il faut prendre".

Crédits photos : Shutterstock.com

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