Patrick Balkany réfute les accusations d'anomalies dans la gestion de Levallois-Perret

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France Patrick Balkany gagné par la colère lors d'une interview.
Patrick Balkany gagné par la colère lors d'une interview.

Le maire de Levallois-Perret a réagi au rapport de la Chambre régionale des comptes qui pointait des "anomalies de gestion" à hauteur de 117 millions d'euros.

Lundi soir se tenait une séance du conseil municipal de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), dont le maire (Les Républicains) est Patrick Balkany. L'édile en a profité pour adresser un message à ses administrés, message qu'il a voulu clair et net : "Je le dis haut et fort aux Levalloisiens : il n'y a pas d'anomalies".

Cette réaction faisait suite au rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) qui avait pointé des "anomalies de gestion" de la ville pour un montant alors estimé à 117 millions d'euros.

Balkany : des anomalies "fantasmagoriques"

Le 11 février dernier, le rapport avait pu être consulté par France Bleu 107.1, rapport faisant état entre 2007 et 2013, de comptes qui "ne donnaient pas une image fidèle de [sa] situation financière". En outre, l'institution ne cachait pas ses craintes quant à la capacité de remboursement de la municipalité, qui gère la ville la plus endettée de France. Mais elle rappelle également que la ville avait contracté des emprunts toxiques, et que leur renégociation avait pesé pour 17 millions d'euros sur le budget de Levallois.

Lundi soir donc, Patrick Balkany a jugé la somme totale de 117 millions d'euros "fantasmagorique". Selon lui, elle se ventile ainsi : "Pour 90 millions, des restes à réaliser en recettes d'investissement; pour 27 millions, des écritures en attente de régularisation".

Le maire de Levallois se dit "très zen"

Il ajoute : "Dans une même contorsion, additionner ces sommes semble d'une cohérence intellectuelle douteuse". A nos confrères du Parisien, dans son édition de lundi, Patrick Balkany se défendait déjà : "C’est un rapport totalement à charge, truffé de choses fausses et qui ne tient absolument pas compte de nos 164 pages de réponses. Soit les magistrats sont de mauvaise foi, soit ils sont incompétents, et c’est grave (...) Je suis très zen. Ce n’est pas agréable à vivre mais j’ai le soutien de mes administrés, du personnel de la ville et de ma majorité. Je rappelle que sur la période examinée par la CRC, j’ai été élu deux fois dès le premier tour. Donc pour la démission, mes détracteurs peuvent attendre longtemps !".

Lors du conseil municipal, son adversaire principal Arnaud de Courson (Divers droite) lui a lancé : "Vos réponses à la CRC sont un outrage aux lois de notre pays ! (Vous avez menti. Chacun va devoir se poser la question : nous cautionnons ou nous dénonçons ? Nous sommes complices ou victimes ? Nous restons ou nous démissionnons ?". Ce à quoi le maire rétorque : "Vous pouvez démissionner !". Mr de Courson termine alors : "Après vous !".

Crédits photos : Capture écran BFM TV

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