Patrick Balkany, ses aveux aux juges Van Ruymbeke et Simon

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France
Le député-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, à l'Assemblée le 25 mai 2016

D'après le Journal du DImanche, le député-maire de Levallois-Perret a reconnu le 5 octobre dernier devant les magistrats, avoir été titulaire de sociétés offshore.

Le 5 octobre dernier, Patrick Balkany se trouvait devant les juges d'instruction Patricia Simon et Renaud Van Ruymbeke. Il aurait à cette occasion, comme le révèle le Journal du Dimanche, reconnu pour la première fois détenir des comptes offshore ainsi qu'avoir été le propriétaire de la villa Serena de Saint-Martin, aux Antilles.

Balkany aurait reconnu sa pratique des comptes offshore

Le jour de sa mise en examen pour prise illégale d’intérêts et blanchiment de fraude fiscale aggravée, il aurait dans un premier temsp balayé les faits que les juges lui reprochaient. Avant d'admettre, devant les les nombreuses preuves écrites qui lui étaient présentées, sa longue pratique des comptes offshore. En outre, il aurait reconnu avoir été propriétaire de la villa Serena de Saint-Martin, construite en 1991 sur un terrain acheté en 1989 grâce à des fonds suisses, puis vendue en 2002 à un producteur de musique américain.

Un changement de cap radical dans son système de défense. Mais cet argent, il affirme que qu'il ne provient "en aucune manière de la corruption ou d'une quelconque activité illicite". Il évoque "de l'argent de famille" : son père, au lendemain de la Libération, aurait gagné cet argent en vendant le matériel du camp de ravitaillement américain situé au Havre.

Quid du riad à Marrakech ?

Pour sa part, Isabelle Balkany aurait admis avoir acquis en 1997 la villa "Pamplemousse", également située sur l'île de Saint-Martin. Elle a été saisie et revendue par la justice depuis.

En revanche, concernant le riad Dar Gyucy de Marrakech, le député-maire de Levallois-Perret affirme toujours ne pas en être le propriétaire. D'après lui, il appartiendrait à Mohamed al-Jaber, milliardaire saoudien qui avait jadis un projet immobilier à Levallois. D'après le JDD, il aurait affirmé aux juges : "Comme j'allais régulièrement en vacances au Sofitel à Marrakech, je me suis fait un plaisir de visiter de belles maisons afin de savoir s'il y en avait une pouvant convenir à un cheikh saoudien".

Crédits photos : © AFP/Archives PATRICK KOVARIK

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