Pâtes, riz... des emballages cartonnés toxiques ?

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Santé Photo d'illustration. Des pâtes alimentaires.
Photo d'illustration. Des pâtes alimentaires.

Une ONG dénonce la présence, dans de nombreux aliments de consommation courante, d'huiles dérivées d'hydrocarbures dans les cartons d'emballage étant directement en présence d'aliments comme le riz, ou les biscuits.

Foodwatch est une ONG défendant les droits du consommateur, des droits centrés sur l'alimentation. Mardi, elle a alerté l'opinion après une enquête menée sur 42 produits de grande consommation : "Des huiles dérivées d'hydrocarbures sont retrouvées dans les aliments de grande consommation  comme les pâtes, les lentilles, les céréales, les biscuits ou le riz".

Des aliments en contact avec des dérivés d'hydrocarbures

Ces mots ont été prononcés par Ingrid Kragl, directrice de l'information de l'ONG en France. Cette dénonciation était accompagnée d'une demande : "Ces huiles renferment des substances toxiques et l'industrie alimentaire doit agir pour mettre des barrières entre les emballages cartonnés et les contenus alimentaires". L'enquête de Foodwatch est accompagnée d'une pétition disponible sur leur site Internet.

On peut y lire que cette contamination provient en "grande partie des encres d’impression présentes dans les emballages à base de papier recyclé". Pour elle, la solution à apporter est facile : "l’Union européenne doit d’une part fixer des limites strictes à la quantité d’huiles minérales présentes dans les aliments, et d’autre part imposer l’utilisation de barrières adéquates pour tous les emballages en papier et carton".

Les huiles pointées du doigt

Les principales fautives sont :

  • les MOAH (mineral oil aromatic hydrocarbons), suspectées cancérigènes et vecteurs de mutations génétiques,
  • les MOSH (mineral oil saturated hydrocarbons).

Le hic, c'est que la teneur de ces huiles dans les emballages de riz, de biscuits, de pâtes entre autres ne fait pas l'objet d'une limite légale. Même si il y a 3 ans, l'agence sanitaire européenne (Efsa) avait décrit comme "préoccupation potentielle" leur présence. Foodwatch réclame qu'une tolérance zéro soit appliquée tout particulièrement aux MOAH.

Crédits photos : Shutterstock.com

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