Paris : les locaux de la fédération du PS "saccagés", des salariés "menacés"

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Faits Divers
Jean-Christophe Cambadélis

Jeudi, les locaux parisiens de la fédération du PS ont été "saccagés" et des salariés "menacés", comme l'a déclaré le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis.

Était-il question ici de faire vivre au Parti socialiste (PS) une rentrée mouvementée ? La réponse tend à s'inscrire du côté d'une approbation. Jeudi, les locaux de la fédération de Paris (XIe arrondissement) du PS ont ainsi fait l'objet d'actes de vandalisme.

Le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis a réagi à ces incidents par voie de communiqué. En commençant donc par rapporter que "les locaux ont été saccagés" et  que "des salariés ont été menacés", "une action concertée d'une cinquantaine de personnes armées de barres de fer".

Les locaux du PS "saccagés" par des "groupuscules d'ultragauche"

Selon une source policière, des dégradations auraient effectivement été commises par un groupe composé d'une cinquantaine d'individus. Ont entre autres été constatées une vitre brisée et une poubelle renversée. Pour Jean-Christophe Cambadélis, il ne semble faire que peu de doute quant à l'identité des casseurs :

"Il n'y a donc pas de limite chez ces groupuscules d'ultragauche qui depuis des mois, cassent, saccagent, détruisent les locaux du Parti socialiste. Avec pour seul but, la violence." Et de conclure : "J’appelle, une fois encore, l’ensemble des responsables publics à prendre la mesure de la gravité de ces attaques. C’est la démocratie qui est en jeu. J’adresse, au nom de tous les socialistes, notre soutien et notre solidarité au Premier fédéral, Emmanuel Grégoire, aux salariés de la fédération ainsi qu’aux militants parisiens."

Cambadélis : "Il n'y a donc pas de limite"

Le Figaro nous apprend de même que dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 août, à la veille de la rentrée gouvernementale à Colomiers (Toulouse), la permanence du député socialiste de Haute-Garonne Christophe Borgel a également été saccagée.

On rappellera qu'il y a quelques mois de cela, des faits semblables s'étaient produits dans plusieurs villes de France, vraisemblablement en réponse au passage en force de la loi Travail de Myriam El Khomri. Dans un courriel commun daté du 12 mai, Jean-Christophe Cambadélis et le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Bruno Le Roux avaient condamné ces violences, "inadmissibles, injustifiées et injustifiables dans notre démocratie".

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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