Paris : fin de la grève des médecins et déclenchement du plan blanc

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France Les couloirs d'un hôpital (photo d'illustration)
Les couloirs d'un hôpital (photo d'illustration)

Déclenché dans le cadre de l'état d'urgence vendredi soir, le plan blanc est là pour renforcer les services de santé qui ne sont d'ailleurs plus ralentis par la grève des médecins.

Vendredi 13 novembre au soir, suite aux attaques qui ont eu lieu dans divers lieux de Paris et qui ont pour le moment fait 127 morts et 300 blessés, l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a décidé de déclencher le plan blanc. Cette mesure s'accompagne de la fin de la grève des médecins libéraux lancée le même jour.

Les hôpitaux mobilisés

"Les situations de crises exceptionnelles rencontrées ont mis en évidence, de par leur impact et leur intensité, tant sur la population que sur les structures sanitaires et sociales, la nécessité de s’appuyer sur un dispositif structuré de gestion de crise", peut-on lire dans le descriptif du plan blanc. Concrètement, cette mesure qui existe depuis 2004 donne aux hôpitaux les moyens de gérer au mieux les évènements graves. Cela inclut notamment une mobilisation exceptionnelle de moyens matériels et humains à tous les niveaux, mais aussi une réorganisation des plannings et des infrastructures afin de traiter au mieux les priorités.

Démarrée vendredi, la grève générale des médecins contre la loi santé de Marisol Touraine et notamment la généralisation du tiers payant en 2017, a également été mise en pause dès samedi matin. Les syndicats de médecins libéraux déclarent dans un communiqué commun : "Les attentats commis hier soir imposent l'unité de notre pays et la mobilisation de tous pour garantir les soins et la sécurité à l'ensemble de la population (...) Dans cette situation d'état d'urgence, la solidarité des médecins libéraux avec les pouvoirs publics, la population, les autres soignants, et en particulier leurs collègues hospitaliers est totale."

Un afflux de dons du sang

Afin de soutenir les services de santé et les victimes, de très nombreuses personnes se sont rendues ce samedi matin dans différents lieux afin de donner leur sang. L'affluence a été telle que l'EFS (l'Établissement Français du Sang) a invité les gens à ne plus se déplacer et à revenir lundi.

Crédits photos : VILevi/Shutterstock

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