Parents accusés de maltraitance : la fillette reste placée

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Société Les pieds d'un bébé (photo d'illustration)
Les pieds d'un bébé (photo d'illustration)

Accusés à tort d'avoir maltraité leur petite fille qui souffrait en fait d'une maladie génétique, ses parents viennent d'obtenir le droit de la retrouver. Même si l'enfant demeure placé.

L'affaire remonte au mois de novembre 2012. Les parents de la petite Louna emmènent leur fillette chez le pédiatre en raison de son refus à téter ainsi que pour un état préoccupant de somnolence. L'examen du praticien conduira le couple à aller faire hospitaliser leur enfant, et le personnel médical de découvrir alors d'apparentes traces de coup sur le corps de Louna.

À la lumière de ces preuves supposées de violences, la petite fille sera placée en famille d'accueil et ses parents en garde à vue. Le couple se verra ensuite mis en examen pour violences volontaires sur mineur de moins de 15 ans, avec circonstances aggravantes. Et il faudra attendre près de 3 ans avant que le tribunal correctionnel de Nancy ne leur accorde finalement la relaxe, en reconnaissant ainsi la maladie génétique de Louna, un angio-œdème héréditaire (AOH) dont les manifestations physiques peuvent s'apparenter à des hématomes.

Vosges : un juge pour enfants décide de maintenir le placement de Louna chez ses parents

Le dossier n'était cependant pas encore clos. On apprend ainsi, par nos confrères de Pourquoi Docteur ?, qu'un juge des enfants du tribunal d'Épinal (Vosges) vient de prononcer en ce vendredi le maintien sous placement de Louna. Celui-ci s'observera cependant au domicile de ses parents.

Une "intervention lourde des services" au programme

Étienne Manteaux, procureur d'Épinal, a indiqué qu'"il y a une volonté d'apaisement, mais les éléments qui avaient justifié le placement, des éléments d'inquiétude, n'ont pas été entièrement levés". En ajoutant que "la décision maintient donc le placement de la fillette aux services départementaux des Vosges, mais au domicile des parents, avec une intervention extrêmement lourde des services, quotidienne". Des interventions s'expliquant par des faits survenus il y a deux semaines, où les parents de la fillette avaient récupéré leur fillette durant une visite et alors qu'aucune autorisation ne leur avait été délivrée. Le parquet d'Épinal aura toutefois fait le choix de ne pas poursuivre le couple pour cet enlèvement.

Crédits photos : Grzegorz Placzek/Shutterstock.com

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