Panama Papers et Société Générale : Mélenchon demande "un châtiment"

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France Jean-Luc Mélenchon invité de Public Sénat.
Jean-Luc Mélenchon invité de Public Sénat.

Jean-Luc Mélenchon a réagi suite à l'implication de la Société Générale dans les scandale Panama Papers : pour lui, la banque doit être mise sous tutelle.

Jeudi matin, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de France Info, à l'antenne de laquelle il a réagi à la mise en cause de la Société Générale dans le scandale d'évasion fiscale Panama Papers. Comme à son habitude, il n'a pas mâché ses mots pour décrire "une espèce d'industrie de la triche, de la fraude et de la combine", et pour proclamer que "cette fois-ci, il faut un châtiment".

Mélenchon demande la mise sous tutelle de la Société Générale

L'eurodéputé est revenu sur le PDG Frédéric Ouvéa, accusé depuis les révélations d'avoir menti en 2012 devant une commission de sénateurs. Le 12 avril, il avait affirmé que la banque avait "fermé ses implantations dans les pays qui figuraient sur cette liste grise (des paradis fiscaux, NDLR) (...) c'est-à-dire en pratique, pour nous, à Panama". En conséquence, Jean-Luc Mélenchon estime que "C'est très grave de mentir sous serment. On ne peut plus avoir confiance".

Dès lors, le "châtiment" demandé par le cofondateur du Parti de gauche pour le groupe bancaire est "sa mise sous tutelle ou sa réquisition". Avec comme objectif de "pouvoir faire le ménage dedans, sans croire ce que dit son PDG. On ne peut plus croire ces gens-là, ils mentent tout le temps".

Une succession de scandales troublante selon l'eurodéputé

Et Mr Mélenchon de s'étonner de la récurrence des affaires liées à la Société Générale, affaire Kerviel en tête : "A la fin, ça finit par être très troublant. De manière constante et permanente, quoi que dise la Société générale, elle est crue. Et elle est prise la main dans le sac soit de mentir, soit de ne pas prouver ce qu'elle avance". 

Et il n'est pas le seul homme politique à demander des comptes. Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, a réclamé sur BFMTV que "des poursuites judiciaires soient entreprises contre la Société générale", tout en évoquant le fait que l'Etat "doit prendre ses responsabilités". Quant au présumé parjure de Frédéric Ouvéa devant les sénateurs en 2012, il est passible, évoque Marianne, de 5 ans de prison. Si toutefois le président de la commission sénatoriale saisissait la justice, ce qui est une autre affaire.

Crédits photos : Visual Press Agency pour Public Sénat / Phototele.com

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