« Panama Papers » : Le Crédit Agricole et BNP Paribas cités dans le scandale

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Économie Logo sur l'immeuble du cabinet panaméen Mossack Fonseca le 3 avril 2016 à Panama
Logo sur l'immeuble du cabinet panaméen Mossack Fonseca le 3 avril 2016 à Panama

Après la Société Générale, c’est au tour de BNP Paribas et du Crédit Agricole de voir leurs noms cités dans le scandale des Panama Papers.

Les révélations autour du scandale des Panama Papers ne semblent apparemment pas prêtes à s’essouffler. De nombreuses personnalités et entreprises ont été éclaboussées par l’affaire et notamment des banques puisque la Société Générale a déjà été citée.

Elle vient d’être rejointe par BNP Paribas et le Crédit Agricole selon des révélations faites aujourd’hui par le journal Le Monde.

Plus de 1000 comptes offshores au Crédit Agricole

Alors que l’on pensait jusqu’à maintenant que seule la Société Générale avait fait appel aux services du cabinet panaméen Mossack Fonseca, on apprend aujourd’hui que le Crédit Agricole et la BNP Paribas ont également profité du système.

Du côté du Crédit Agricole, ce sont 1129 sociétés offshores qui ont été administrées par Mossack Fonseca depuis les années 1990, environ 50 d’entre elles étaient encore actives l’année dernière. Selon Le Monde, le Crédit Agricole a récupéré certains de ces dossiers lors de rachats d’autres groupes comme le Crédit foncier de Monaco ou encore le Crédit lyonnais. Mais le journal précise également que la plus grande partie de ces comptes offshores étaient gérés par des filiales historiques du Crédit Agricole situées en Suisse ou au Luxembourg. La banque de son côté précise qu’elle fait tout pour faire la lumière sur les montages financiers de ses clients.

BNP Paribas également épinglée

Du côté de BNP Paribas, 468 structures auraient été confiées à Mossack Fonseca depuis les années 1980. En 2015, il n’en restait plus que 6 en activité. Le Monde précise que cela ne signifie pas forcément que BNP Paribas a moins fait appel à l’offshore, le groupe ayant certainement confié la gestion d’autres comptes à d’autres prestataires panaméens.

Crédits photos : © AFP/Archives RODRIGO ARANGUA

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