Ouverture d’un bureau de coopération entre la France et la Corée du Nord

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Monde Vue sur Pyongyang

La diplomatie française ouvre le 7 octobre un bureau de coopération à Pyongyang, dans une optique de rapprochement culturelle et d'aide humanitaire avant tout.

Alors que l’un France est l’un des deux seuls pays de l’UE (avec l’Estonie) à ne avoir de rapports diplomatiques avec la République populaire démocratique de Corée, voilà qu’un bureau de collaboration va prochainement ouvrir ses portes à Pyongyang, la capitale du pays. À la tête de ce bureau, c’est le diplomate spécialiste de la coopération culturelle Olivier Vaysset qui sera en charge de ce rapprochement, et le seul expatrié français pour cette mission.

C’est le président de la République Sarkozy qui avait annoncé en janvier 2010 la création d’un « bureau français de coopération » dans l’une des nations les moins ouvertes au monde. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Bernard Valero, décrit les missions du diplomate qui sera en poste en Corée du Nord dès le 7 octobre : « deux missions principales : contribuer à l’assistance de la population nord-coréenne, durement frappée par des restrictions de toutes natures, et poursuivre nos activités de coopération, dans les domaines linguistique, éducatif et culture« .

Un rapprochement prudent et limité

Si la volonté de rapprochement avait déjà vu le jour en 2009 sous l’ancien ministre de la Culture Jack Lang, les mauvaises relations entre la Corée du Nord et la Corée du Sud avaient longtemps retardé l’aboutissement de ce projet. C’est en profitant d’un léger relâchement des tensions entre les deux pays que la diplomatie française peut agir.

Un diplomate précise l’objectif de ce bureau de coopération et en clarifie l’ambition : « être plus présent dans la région et de mieux assurer nos intérêts, mais il ne s’agit pas de l’établissement de relations diplomatiques, il n’y a pas de projets dans nos cartons pour aller plus loin« . Il rajoute ensuite : « Si des changements substantiels survenaient dans la péninsule, en matière de non-prolifération (d’armes de destruction massive), de dialogue intercoréen et dans le domaine des droits de l’homme, alors nous serions amenés à nous adapter. Aujourd’hui, la question ne se pose pas« .

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