Ostéopathie : une dizaine d’écoles vont être privée d'enseigner

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Santé Photo d'illustration. Le mal de dos.
Photo d'illustration. Le mal de dos.

Les syndicats d'ostéopathes ont appelé le gouvernement ne pas céder face aux contestations d'organisme de formation privés de leur droit à délivrer un diplôme. Les étudiants devront être réorientés.

Ces dernières années, les organismes permettant de former des ostéopathes se sont multipliés comme des petits pains. Il existe désormais une cinquantaine d’écoles et une quinzaine de formations universitaires. Les professionnels de la discipline craignent une dévalorisation de la formation et un secteur qui deviendrait bouché à moyen terme.

C’est pour cela que les syndicats d’ostéopathes ont demandé au gouvernement, dans un courrier consulté par l'AFP, de rester ferme devant les contestations venant d’écoles récemment privées de leur droit à enseigner la discipline après une réforme du système.

De plus en plus d’ostéopathes sur le marché

Suite à une concertation avec les organisations syndicales demandée lors de l’année 2013 par la ministre de la Santé Marisol Touraine, une liste de 23 établissements agréés par le gouvernement a été publiée jeudi dernier au Journal officiel. Cette liste s’appuie sur les décrets définissant le contenu de la formation à la discipline et les critères à remplir pour l’enseigner.

Ces 23 établissements retenus faisaient partie d’une liste de départ de 37 qui avaient soumis un dossier d’agrément. Une dizaine d’entre eux n’auront plus le droit de délivrer le diplôme d’ostéopathe à partir de la rentrée 2015-2016. Un mal nécessaire selon Philippe Sterlingot, président du Syndicat Français Des Ostéopathes (SFDO) et partisan de la réforme qui demande à la ministre de la Santé de rester ferme face aux pressions à venir de la part d’organismes privés qui facturent "entre 7 500 à 8 000 euros par an". Sept organisations syndicales, dont le SFDO, ont ainsi adressé mardi un courrier à la ministre pour lui demander de "maintenir la plus grande fermeté face aux réactions normales et attendues d’entreprises privées qui voient leur activité économique menacée".

Les organismes privés dénoncent l’acharnement des autorités

David Dessauge, directeur adjoint d’Ostéobio l’un de ces organismes privés de formation, dénoncent de son côté les arguments "fallacieux" de ses opposants et estime être victime d’une "cabale" tout en précisant qu’un recours allait être déposé devant la justice.

Les étudiants qui souhaitaient être formés dans les centres de formation qui n’ont pas reçu l’agrément devront se réorienter et s’ils souhaitent poursuivre leur formation, le gouvernement leur garantissant des places "prioritaires" dans les établissements agréés.

Crédits photos : Shutterstock.com

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