Ordre des Médecins : le professeur Henri Joyeux bientôt radié

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Santé
Le professeur Henri Joyeux

La chambre disciplinaire ordinale de première instance du Languedoc-Roussillon a décidé de la radiation prochaine du professeur Henri Joyeux de l'Ordre des Médecins. En 2015, le docteur avait tenu des propos alarmistes sur la vaccination.

L'Agence de presse médicale (APM) vient de rapporter le verdict rendu par la chambre disciplinaire ordinale de première instance du Languedoc-Roussillon sur l'affaire Joyeux. En 2015, le professeur Henri Joyeux avait tenu des propos sur la vaccination tendant, selon l'Ordre des Médecins, à "discréditer [ce] mécanisme] de protection" sans "bases scientifiques" pour les appuyer.

Le professeur Joyeux avait ainsi lancé une pétition intitulée "Vaccin obligatoire : les Français piégés par la loi et les laboratoires !", appelant à donner la possibilité aux parents d'opter pour un vaccin sans aluminium au contraire de celui imposé et qui, selon le docteur, serait dangereux pour le nourrisson. Il est à noter que la pétition est toujours accessible et que ses signataires s'élèvent désormais au-delà du million.

Affaire Joyeux : le professeur radié le 1er décembre

La chambre disciplinaire a donc décidé de la radiation du professeur Joyeux, laquelle sera effective à compter du 1er décembre prochain. Il a été considéré que le docteur "a commis des manquements d’une extrême gravité au code de déontologie".

Principalement "en indiquant des dangers pour la santé de suivre les recommandations du Haut Conseil de la santé publique", le professeur a enfreint la loi. Il a de même failli à suivre l’article requérant que "le médecin [doive] apporter son concours à l’action entreprise par les autorités compétentes en vue de la protection de la santé et de l’éducation sanitaire" et participer "aux actions de vigilance sanitaire".

"Des manquements d'une extrême gravité"

En juin 2015, le professeur Joyeux s'était défendu de faire "partie de l'Opus Dei" ou même "d'une secte", en ne se disant au passage "pas homophobe", "pas rétrograde" et "pas anti-vaccin". Alors qu'il y a un an, la ministre de la Santé Marisol Touraine l'avait décrit comme "un médecin qui s’est déclaré contre la pilule, contre l’avortement, qui a pris des positions rétrogrades sur toute une série de sujets".

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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