Opéra national de Paris : certains frais épinglés par la Cour des comptes

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Économie Le Palais Garnier, l'une des salles dont dispose l'Opéra national de Paris.
Le Palais Garnier, l'une des salles dont dispose l'Opéra national de Paris.

La gestion de l'Opéra national de Paris entre 2005 et 2014 a été passée en revue par la Cour des comptes. Dans son rapport, elle pointe le dérapage de certains frais.

Pour rappel, l'Opéra national de Paris est l'organisme public qui préside aux destinées du Palais Garnier et l'Opéra Bastille. Dans un rapport rendu public mercredi, la Cour des comptes met en avant des frais de représentation, de taxi mais aussi des dépenses liées aux véhicules de fonction, qui semblent avoir quelque peu dérapé.

Près de 100.000 euros de frais de taxi en 2014

Plus exactement, c'est à 93.349 euros que les frais de taxi s'établissaient pour l'année 2014, une somme que les Sages de la rue Cambon jugent d'un "niveau assez élevé". En effet, peut-on lire dans le rapport, "Le recours à des taxis concerne une dizaine de bénéficiaires, parmi les directeurs, pour des montants très divers. On relève notamment que les dépenses (...) d’un (...) directeur se sont situées à un niveau assez élevé au cours de la période 2011-2014 eu égard au fait qu’il bénéficiait d’un véhicule de fonction avec chauffeur".

Le Parisien a contacté Jean-Philippe Thiellay, actuel directeur adjoint qui rétorque : "J'ai pris mes fonctions le 1e août 2014, pour toutes les questions antérieures à cette date, interrogez la précédente direction". Selon lui, depuis 2014, "les conséquences de tout ça ont été tirées. Nous avons serré la vis".

De bien gourmands frais de bouche

La Cour observe en outre que "Les frais de représentation, qui sont constitués essentiellement de frais de bouche, se sont élevés à hauteur de 52.413 € en 2014"; des frais qui relèvent d'une "brusque progression". Les concernant, M. Thiellay répond au Parisien : "Nous n'allons pas dans des restaurants étoilés, nous ne commandons pas non plus de grands crus. Ce sont des frais engagés pour, entre autres, développer le mécénat, qui nous rapporte plus de 10 millions d'euros par an".

En conclusion, les Sages recommandent de procéder à la réduction des frais "déplacement en taxi qui ont fortement augmenté à partir de 2013", de "vérifier et joindre systématiquement aux pièces comptables le relevé détaillé des courses de taxi par bénéficiaire", et de "veiller à ne pas inclure dans les contrats de travail des cadres dirigeants de clause prévoyant la mise à disposition d’un véhicule de fonction ou d’un chauffeur".

Crédits photos : Peter Rivera / WikiMedia CC

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