Oise : un policier meurt d'une balle reçue au stand de tir

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Faits Divers La police (photo d'illustration)
La police (photo d'illustration)

Vendredi au stand de tir de l'hôtel de police de Beauvais, un policier a été touché à la tête par une collègue, avant de succomber à ses blessures. Les enquêteurs privilégient la piste accidentelle.

Le drame serait d'origine accidentelle. Vendredi dernier, Laurent Kerstemont, policier de 45 ans et originaire de la commune d'Herchies, dans l'Oise, se trouve au stand de tir de l'hôtel de police de Beauvais. Et alors qu'il était vraisemblablement en plein entraînement, le tir d'une collègue l'a atteint à la tête.

L'homme a ensuite succombé à ses blessures, comme nous le rapportent nos confrères du Courrier Picard. Un proche de sa famille a déclaré que le policier, père de trois filles, était loin de vouer une fascination pour le stand de tir : "Il n’aimait pas s’y rendre, il n’y allait que très rarement. Toute la famille est sous le choc. On est aux côtés de ses filles et de sa femme".

Mort d'un policier au stand de tir : "un sale coup, il n'a vraiment pas eu de chance"

Le maire d’Herchies Jean-Charles Paillard évoque un homme bienveillant et discret : "C’est un sale coup, il n’a vraiment pas eu de chance. J’ai appris la nouvelle par un voisin. C’était quelqu’un qui habitait la commune depuis une dizaine d’années. Quelqu’un de très discret, sans doute en raison de son activité professionnelle et qui rendait service quand il le pouvait. Je l’ai encore aperçu dernièrement, se promenant avec sa femme, dans les chemins communaux." Ce policier gradé, féru de course à pied, était d'ailleurs particulièrement apprécié de ses pairs.

La piste accidentelle privilégiée

D'après les premiers éléments de l'enquête communiqués, les autorités privilégient l'hypothèse de l'accident. Une autopsie, prévue pour intervenir dans les prochaines heures, devrait permettre d'établir de manière plus précise les circonstances du drame. L'enquête sera conjointement menée par la police judiciaire de Creil et l’inspection générale de la police nationale de Lille.

Crédits photos : Christian Mueller/Shutterstock

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