Nouveau fiasco pour l'EPR de Flamanville, de nouveaux tests nécessaires

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France Construction de la centrale nucléaire de Flamanville. Image d'illustration
Construction de la centrale nucléaire de Flamanville. Image d'illustration

La cuve du réacteur nucléaire de l'EPR de Flamanville dans la Manche n'en finit pas de poser des soucis à EDF et Areva. Un défaut va obliger les opérateurs à effectuer de nouveaux tests.

Le très controversé EPR de Flamanville continue d'accumuler les déboires. EDF et Areva ont, hier soir, indiqué qu'ils allaient devoir programmer de nouveaux tests après avoir découvert un défaut dans un composant majeur de la centrale, la cuve et son couvercle. La cuve de la centrale est un élément extrêmement important car c'est là qui y est enfermé le combustible nucléaire. Sa résistance et sa qualité se doivent d'être maximales afin d'éviter un accident qui pourrait être dramatique.

Des anomalies sur la cuve et son couvercle

Selon les premiers tests réalisés, l'énorme cuve et son couvercle présentent des concentrations en carbone bien trop élevées à certains endroits, réduisant notamment la résistance de ces pièces extrêmement importantes. De nouveaux tests seront nécessaires et un renforcement de la robustesse sans doute nécessaire afin que l'Agence de la Sureté Nucléaire puisse valider les deux pièces.

EDF et Areva ont ainsi expliqué hier : "Les premières analyses effectuées sur deux pièces analogues à celles de Flamanville 3 ont montré, sur l'une d'entre elles, une extension du phénomène de ségrégation carbone au-delà de la mi-épaisseur. Comme prévu dans la démarche initiale validée par l'ASN, les prélèvements de matière et les essais associés seront étendus aux trois quarts de l'épaisseur de la pièce concernée".

Des déboires en série et un coût multiplié par trois

Bien qu'EDF et Areva se montrent confiants et estiment que cette nouvelle anomalie ne devrait pas retarder la date d'ouverture de la centrale prévue pour fin 2018, ce nouveau souci vient s'additionner à la longue liste de déboires rencontrés pour ce projet lancé il y a 9 ans.

Sa mise en service a dû, à de nombreuses reprises, être repoussée et son coût n'a cessé d'exploser. Les dépenses liées à la centrale EPR de Flamanville ont plus que triplé par rapport au prix initialement prévu. Un nouveau déboire pour ce projet trop ambitieux qui donne encore de l'eau au moulin des anti-nucléaires.

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