Des notes inédites du FBI sur les emails de Clinton jettent le trouble

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International La candidate démocrate à la présidentielle américaine Hillary Clinton à Hollywood, en Californie, le 28 juin 2016
La candidate démocrate à la présidentielle américaine Hillary Clinton à Hollywood, en Californie, le 28 juin 2016

Pressé par le clan Trump et une partie de la presse, le patron du FBI a finalement autorisé la publication de notes renforçant les soupçons d’indulgence envers Hillary Clinton et jetant le trouble sur sa capacité à être présidente.

La controverse liée aux profondes négligences de la candidate à la présidence américaine alors qu’elle dirigeait la diplomatie des Etats-Unis a de nouveau rattrapé Hillary Clinton hier avec la publication de 58 pages de notes d’enquêtes du FBI. Ces documents, pourtant largement expurgés de données confidentielles, prouvent encore davantage l’étendue des négligences de l’ancienne première dame, renforçant le sentiment de mansuétude que le FBI a eu à son égard en ne demandant pas de poursuites et posent le problème de sa santé pour le poste suprême.

Des négligences d’une grande naïveté

Les documents publiés hier par le FBI montrent qu’Hillary Clinton avait, alors qu’elle était secrétaire d’Etat, installé et utilisé un serveur privé non sécurisé dans le sous-sol de sa demeure newyorkaise avec lequel elle jonglait avec des données particulièrement confidentielles. Le FBI a par ailleurs découvert que la candidate avait aussi utilisé treize téléphones portables avec lesquels elle aurait envoyé des emails via son serveur.

L’ancienne première dame a expliqué qu’elle « faisait confiance » à ses interlocuteurs, espérant que ceux-ci n’enverraient pas de documents sensibles par email. Hillary Clinton a par ailleurs naïvement avoué qu’elle ignorait totalement que l’annotation « C » figurant sur les documents sensibles signifiait « confidentiel ». La favorite des sondages a par ailleurs « affirmé n’avoir reçu du département d’Etat aucune instruction ou directive quant à l’archivage ou la protection de données alors qu’elle se préparait à quitter ses fonctions de secrétaire d’Etat en 2013 ».

Des doutes sur son état de santé et une mansuétude suspecte

Les inspecteurs du FBI ont par ailleurs noté que la commotion cérébrale dont Mme Clinton avait été victime était responsable du fait que la secrétaire d’Etat « ne parvenait pas à se souvenir de chacun des briefings auxquels elle assistait ». L’équipe de campagne de Donald Trump s’est évidemment empressée de publier un communiqué accusateur : « Hillary Clinton brigue une fonction dont chaque jour débute par un briefing top secret, et les notes de son entretien avec le FBI confirment ses terribles erreurs de jugement et sa malhonnêteté ». Paul Ryan de son côté a estimé que ces révélations « prouvaient la gestion imprudente et vraiment dangereuse par Hillary Clinton de données classées secret ».

Enfin, ces notes ont de nouveau soulevé le degré particulièrement élevé d’indulgence de la part du patron du FBI qui recommandait de ne pas poursuivre la candidate et de clore l’enquête. Pour beaucoup d’américains, l’ancienne première dame a bénéficié des relations dont joui toujours son mari. Donald Trump accuse Mme Clinton d’avoir pu bénéficier d’un arrangement totalement illégal avec la justice afin de ne pas être poursuivie.

Crédits photos : © AFP Robyn BECK

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