NKM propose de supprimer la fonction de Premier ministre

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Politique
NKM - Nathalie Kosciusko-Morizet

La candidate à la primaire de la droite Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite réformer les institutions françaises, et d'appeler entre autres à mettre un terme à la fonction de Premier ministre.

Nathalie Kosciusko-Morizet estime avoir entendu et compris le message délivré par le mouvement Nuit debout. Celui que "l'exécutif ne gouverne plus, [que] le Parlement manque de moyens et [que] les citoyens ne se sentent ni impliqués, ni écoutés".

Auprès de nos confrères du Parisien, la candidate à la primaire à droite préconise la régénération de "nos institutions. Comme à chaque fois dans l'histoire de la République, cette réforme doit partir des Français. Je souhaite la création d'une assemblée constituante qui réfléchirait à la modernisation de nos institutions, comme en 1789 ou en 1945."

Plus de Premier ministre : NKM veut un président "chef du gouvernement"

NKM appelle entre autres à remplacer le Conseil économique, social et environnemental par une chambre des Citoyens, considérant ainsi que la première "ne marche pas". Dans son schéma, la représentation parlementaire serait également bousculée, jusqu'à rendre inutile la fonction actuellement occupée par Manuel Valls :

"On irait vers 200 sénateurs et 400 députés. Les députés seraient élus avec une part de proportionnelle permettant la représentation de tous les courants politiques dans l'hémicycle. Par ailleurs, avec le temps, notre régime s'est présidentialisé. Autant en prendre acte en supprimant la fonction de Premier ministre. Le président de la République deviendrait ainsi le chef du gouvernement, avec une équipe resserrée de dix grands ministres."

Primaire de la droite : et les femmes ?

La députée de l'Essonne, qui aurait déclaré à un élu parisien que "MAM [Michèle Alliot-Marie] n'est pas une femme !", a également réagi à l'interrogation d'une primaire de la droite sans femmes. Et de ne pas s'imaginer que la composante féminine sera absente du scrutin de novembre prochain :

"Il serait terrible que les manœuvres politiques donnent le sentiment d'un entre-soi qui est très exactement ce que les électeurs vomissent. Je suis par exemple la seule à m'opposer au ni-ni (NDLR : ni FN ni Front républicain) dans la primaire. Cette voix peut-elle ne pas être représentée ?"

Crédits photos : CINETEVE PRODUCTION / Canal+ / Phototele.com

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