Nicolas Sarkozy veut temporairement ignorer les critiques de son camp

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Politique Nicolas Sarkozy le 22 avril 2015 à Nice
Nicolas Sarkozy le 22 avril 2015 à Nice

Pas épargné par les critiques au sein même de son propre camp politique, le chef des Républicains Nicolas Sarkozy a déclaré à leur sujet ne pas s'en soucier pour le moment.

Samedi, à l'occasion de la fête de la Violette se déroulant en Sologne, Nicolas Sarkozy a non seulement confirmé être conscient des critiques émises à son encontre, mais il a également affirmé y être volontairement sourd et aveugle pour le bien de son parti.

On a ainsi pu entendre le chef des Républicains prévenir la foule présente de difficultés à venir pour la présidentielle de 2017 : "[Cela] va être beaucoup plus difficile que vous l'imaginez, parce que les forces alliées contre nous vont se coaliser." En appelant son camp et ses "alliés de l'UDI" à "se serrer les coudes, [à] être forts, courageux" durant cette période, même s'il leur a demandé d'imaginer "ces deux années qui viennent [comme] les plus passionnantes de [leurs] vies".

Fête de la violette : quand Sarkozy reparle du "président normal"

Durant son discours, partiellement rapporté par l'AFP, l'ancien chef de l'État en a profité pour égratigner une nouvelle fois son successeur : "Les Français ont vu ce qu'il en était du président normal. On savait bien que ce ne serait pas terrible mais je dois dire qu'on a été surpris malgré tout."

"J'ai choisi de ne pas tout entendre, ne pas tout voir"

Nicolas Sarkozy a de même souligné la nécessité que les Républicains ne présentent "qu'un seul candidat à la présidentielle". Voilà pourquoi, selon ses dires, l'ex-exécutif français a "voulu rassembler [son] parti, fixer un calendrier pour les primaires" et "mettre chacun en situation de confiance et non pas de méfiance". Et qu'il a "choisi de ne pas tout entendre, ne pas tout voir" afin de "protéger les régionales des présidentielles, pour gagner les régionales d'abord, gagner les présidentielles ensuite". Un état conjugé de cécité et de surdité qui, cependant, ne durera d'après lui "qu'un temps".

Crédits photos : © AFP/Archives JEAN-CHRISTOPHE MAGNENET

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