Nicolas Sarkozy, un personnage emblématique de la politique

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Politique Nicolas Sarkozy, un personnage emblématique de la politique

Après avoir subi un échec pour le passage de son second mandat à l'Elysé face à François Hollande, Nicolas Sarkozy a déclaré se retirer de la vie politique.

Lundi 7 mai, en début d’après-midi, il a fait réunir une vingtaine de membres de l’UMP. Après les avoir remerciés de leur engagement, il a alors reconnu que la rumeur de son retrait politique était vraie :

« une page se tourne pour moi, je ne serais pas candidat aux législatives, ni aux élections à venir, soyez rassurés, je renouvellerai ma carte (de l’UMP) et je payerai ma cotisation. Mais je quitte l’opérationnel ». En partant, voici le conseil qui leur a donné : « Évitez la désunion » ! Le vague plane tout de même quant à son retrait définitif car il a tendance à laisser une porte ouverte , il parle d’« un engagement désormais différent » .

Nicolas Sarkozy malgré sa défaite est resté digne et a fait bonne figure jusqu’au bout même si ses traits étaient graves et marqués par la fatigue.

>> A regarder : Nicolas Sarkozy vaincu, un discours digne

Le Président sortant s’est aussi exprimé sur la campagne : « une campagne dure, avec beaucoup de coups reçus ». Mais il est fier du pourcentage serré qu’il y a eu entre Hollande et lui : « Je vous l’avais dit, ça a été presque possible. Ce qui prouve que je ne vous avais pas menti. On n’était pas si loin. »

Curriculum vitae

Sarkozy s’est lancé dans la politique à l’âge de 19 ans et a gravi les échelons petit à petit. En 1974, il adhère à l’Union des démocrates pour la République (UDR). Il est élu en 1977 au conseil municipal de Neuilly-sur-Seine sur Seine. Puis en 1983, en tant que Maire (à 28 ans il devient le plus jeune maire de France).

En 1988, élu en tant que député de la 6e circonscription des Hauts-de-Seine. Il devient ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur et porte-parole de gouvernement en 1993 et en 1995, il soutient Édouard Balladur. Deux ans après, il est nommé secrétaire général du RPR.

En 2002, il obtient un troisième mandat de député de la circonscription de Neuilly-sur-Seine sur Seine, et devient ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Raffarin.

L’année 2004, il aura le poste de ministre de l’Économie et des Finances ainsi que la présidence de l’UMP. En novembre 2006, il annonce sa candidature à la présidence de la République face à Ségolène Royal et devient le 16 mai 2007 Président de la République, en rapportant 53% des suffrages.

Le Bilan

Le bilan qui va suivre, va nous démontrer les promesses que Nicolas Sarkozy a tenues pendant son quinquennat, preuve qu’il a été un bon président, qu’il a pris des mesures, des décisions pour la France et les Français et surtout qu’elles répondaient aux attentes du pays.

- En ce qui concerne la diplomatie, le soir de son élection Nicolas Sarkozy avait fait une promesse : « à tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures (…) que la France[serait] à leurs côtés ». L’intervention en Libye restera, car c’est sous la pression française que l’ONU a adopté, en mars 2011, une résolution permettant une intervention alliée pour protéger les populations civiles libyennes.

- La réforme des retraites est bien entrée en vigueur au 1er juillet 2011. L’âge légal de départ a été reculé à 62 ans, et l’accès à une retraite à taux plein est passé de 65 à 67 ans.

- Le crédit impôt-recherche a été adopté pour doper l’innovation dans le monde de l’entreprise, en réduisant d’un tiers le coût d’un chercheur en France.

- La loi sur l’autonomie des universités est entrée totalement en vigueur au 1er janvier 2012. Elle permet aux facultés de gérer plus librement leur budget, recrutement, masse salariale, etc. Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, la mesure s’est accompagnée d’une hausse moyenne de 23 % du budget alloué au fonctionnement des universités.

- L’instauration d’un 10e mois de bourse pour tous les étudiants boursiers est finalement devenue effective à la rentrée 2011 et le coût annuel s’élève à quelque 160 millions d’euros.

- La détaxation des droits de succession a permis d’exonérer 90 à 95 % des successions.

- L’interdiction du voile intégral dans l’espace public. Signe de réussite : entrée en vigueur en avril 2011, elle avait été adoptée aussi bien par la droite que par des parlementaires de gauche.

-Enfin, permettant au justiciable de faire vérifier qu’une loi n’est pas contraire à la Constitution, la question prioritaire de constitutionnalité représente « une avancée démocratique » selon l’association Anticor, spécialisée dans la lutte contre la corruption. Proche du PS,Terra Nova salue également une « révolution juridique et démocratique ».

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