Nicolas Sarkozy s'en prend de nouveau au collectif "nuit debout"

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France
Nicolas Sarkozy

L'ex président, lors d'une réunion publique, s'en est de nouveau pris au collectif "Nuit debout", fustigeant ceux qui "sont au pieu dans la journée et debout la nuit" et accusant son successeur d'être responsable de la violence.

Nicolas Sarkozy, qui n'a toujours pas dévoilé sa candidature aux élections présidentielles, participait hier, à une réunion publique à Pierrevert dans les Alpes-de-Haute-Provence. Devant un millier de sympathisants entièrement acquis à sa cause, il a dénoncé pêle-mêle les casseurs, le collectif "Nuit debout", les violences dans les manifestations et François Hollande qu'il juge responsable des violences et de la tension en France.

On peut aller à un affrontement très grave entre français

L'ancien chef de l'état estime que les français sont "exaspérés" par les violences qui fleurissent lors des manifestations contre la loi travail : "Jamais je n'ai vu notre pays si tendu, les Français si inquiets, les passions si vives" avant d'ajouter : "si l'on continue comme cela, on peut aller à un affrontement très grave entre Français".

Nicolas Sarkozy a, une fois de plus, dénoncé le collectif "Nuit debout" dont il pense que les membres sont "au pieu dans la journée et debout la nuit". Mélangeant allègrement les casseurs, les participants au collectif "Nuit debout" ou encore des voyous, il a fustigé le Premier ministre pour son inaction : "Monsieur Valls ne peut-il s'occuper du problème de ces individus, casseurs, voyous?".

Il rend responsable son successeur

Devant un public entièrement acquis à sa cause, il a accusé l'actuel hôte de l'Elysée d'être responsable de la situation : "Monsieur Hollande voit la violence faire des ravages pendant son quinquennat. Quand on ment, on récolte la violence". L'ancien ministre de l'Intérieur qui voulait débarrasser le pays des racailles a ensuite expliqué : "Je ne crois pas qu'une société puisse fonctionner sans autorité. L'autorité n'est pas un droit, c'est un devoir".

Faisant toujours mystère sur sa candidature aux élections présidentielles, le patron du parti Les Républicains a cependant lancé à ses partisans : "Un tout petit peu de patience, vous ne serez pas déçu". Après ce discours, nul doute que la probable campagne de Nicolas Sarkozy sera basée sur la fermeté sans prendre en compte les racines de l'exaspération des français et leur rejet de plus en plus important du monde politique déconnecté de leur réalité.

Crédits photos : Wikimedia

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