Nantes : un prévenu s'enfuit à sa propre audience

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Faits Divers Photo d'illustration. La justice.
Photo d'illustration. La justice.

Mercredi à Nantes, un détenu est parvenu à s'enfuir du tribunal où se tenait sa propre audience. Le jeune homme venait d'être condamné à trois ans de prison pour un braquage commis en 2014.

En 2014, un PMU de Nantes était braqué, et Oumar T. d'avoir ensuite été désigné comme l'auteur présumé de ce vol. Mercredi, ce jeune homme aujourd'hui âgé de 21 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel pour ce vol, alors qu'il venait déjà de passer un an derrière les barreaux et qu'il a toujours contesté ces faits.

Dans la soirée, la justice rend son verdict : trois ans de prison pour le détenu qui, comme le relatent nos confrères de Ouest-France, s'attendait vraisemblablement à une toute autre décision. Même si le procureur avait pour sa part requis une peine plus lourde d'un an.

Évasion lors d'une audience : le prévenu venait d'être déclaré coupable

Après avoir pris connaissance de sa condamnation, le prévenu est parvenu à fausser compagnie aux deux fonctionnaires qui étaient chargés de le ramener vers les geôles en attendant sa reconduction en maison d'arrêt. On nous précise que le jeune homme est passé par-dessus le bureau de la présidente du tribunal et est sorti du bâtiment, les trois policiers lancés à sa poursuite ayant ainsi échoué à le rattraper.

Le dernier apparent obstacle sur le chemin du détenu, représenté par la barrière de sécurité située à l'entrée du tribunal, ne l'aura pas ou sensiblement peu retardé dans sa fuite. Aux alentours de 20h30, il était considéré comme évoluant dans la nature.

"Un geste de désespoir" pour son avocate

L'avocate d'Oumar T., Me Galau, a assisté à la scène et semble considérer que l'action de son client n'avait pas été calculée : "Je me dis que c’est un geste de désespoir. Il est très jeune, la vingtaine… La perspective de plusieurs années de prison a dû déclencher ce coup de sang…" Les forces de l'ordre sont actuellement toujours à la recherche de cet homme qui était déjà censé rester en cellule jusqu'en mai 2017 pour d'autres faits.

Crédits photos : Shutterstock.com

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