Nancy : un détenu radicalisé accède à l’identité de ses surveillants à cause d'un bug informatique

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Faits Divers Photo d'illustration. Les barbelés d'une prison.
Photo d'illustration. Les barbelés d'une prison.

À la suite d’un « bug informatique », un détenu radicalisé auprès du frère d’un tueur du Bataclan a eu accès aux noms et prénoms de ses surveillants.

L’erreur pourrait avoir mis en danger plusieurs familles. Selon les informations de la radio RTL confirmées par un responsable syndical du centre pénitentiaire de Nancy (Meurthe-et-Moselle), un détenu radicalisé aurait eu accès aux identités de tous les membres du personnel ayant assuré sa surveillance.

Des documents remis par erreur

Tout commence début septembre lorsque ce détenu d’une trentaine d’années, placé en détention provisoire pour une affaire criminelle, se radicalise au côté d’un détenu du nom Karim Mohamed Aggad, le frère d’un des tueurs du Bataclan. L’administration pénitentiaire demande alors le changement de cellule du détenu.

L’homme s’oppose à ce transfert avec pour argument qu’il n’est « ni fiché S ni radicalisé ». Devant l’opposition du détenu, une procédure disciplinaire est enclenchée le conduisant à un conseil de discipline. Pour préparer ce dernier, l’homme a la possibilité de consulter son dossier. Les informations contenues dans ce dernier doivent respecter l’anonymat du personnel. Mais dans le cas présent, l’homme se retrouvera avec plusieurs feuillets mentionnant clairement les noms et prénoms des agents qui l’avaient surveillé.

Des noms recopiés

L’administration ne se rendra compte de son erreur que trop tard et l’homme prendra connaissance de ces informations. Lors d’une fouille de sa cellule, on retrouvera des livres dans lesquels les noms des personnes concernées avaient été recopiés.

Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de ce dysfonctionnement. Selon l’administration pénitentiaire, un « bug informatique » expliquerait l’apparition en clair des noms des surveillants.

Reste désormais à savoir si le détenu les a transmis à d’autres personnes et ce qu’il comptait en faire réellement après les avoir recopiés. Des mesures devraient être prises pour assurer la sécurité des personnes concernées. En attendant, le détenu a été transféré dans une autre prison située à Metz.

Crédits photos : Shutterstock.com

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