Mosquée d'Auch incendiée : "un évènement d'une gravité sans nom"

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France Photo d'illustration. Une mosquée.
Photo d'illustration. Une mosquée.

"Un évènement d'une gravité sans nom" : voici comment le président du Conseil français du culte musulman Anouar Kbibech a qualifié l'incendie de la mosquée d'Auch. Il appelle dans le même temps les musulmans de France à observer un devoir de pédagogie.

Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août, un incendie dévorait la mosquée d'Auch, dans le Gers, en brûlant notamment les deux salles de prière du lieu de culte. Aucune victime n'avait cependant été déplorée. Et si les policiers relèveront une odeur d'essence sur les lieux, l'incertitude demeurait quant à l'origine du sinistre.

On sait depuis depuis que la mosquée a bien été la cible d'un incendie criminel, condamné entre autres par le président de la République François Hollande et son Premier ministre Manuel Valls. Et c'est aujourd'hui Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui revient sur cet incident auprès de nos confrères du Figaro.

Anouar Kbibech sur l'incendie de la mosquée d'Auch : "les musulmans de France sont sous le choc"

M. Kbibech a ainsi parlé d'une "première en France", "un évènement d'une gravité sans nom" venant confirmer une progression des actes islamophobes depuis le début de l'année : "Aujourd'hui, les musulmans de France sont sous le choc. La destruction presque intégrale de la mosquée d'Auch est un évènement d'une gravité sans nom. C'est une première en France. Ceci est d'autant plus inquiétant que nous assistons à une hausse alarmante du nombre d'actes islamophobes depuis les attentats tragiques du mois de janvier."

Des mosquées ouvertes pendant les Journées du patrimoine

Et s'il fallait le préciser, le président du CFCM joint sa parole à celle des musulmans de France pour rejeter "tout acte de violence ou de terrorisme, d'où qu'il vienne, commis au nom de l'islam". À la question de savoir quels moyens existent pour lutter efficacement contre l'islamophobie, Anouae Kbibech attribue une responsabilité aux politiques ainsi qu'aux musulmans de France. Pour ces derniers, il s'agirait ainsi d'observer "un devoir de pédagogie". Les Journées du patrimoine, qui se tiendront du 19 au 20 septembre, vont d'ailleurs donner lieu à une ouverture des mosquées dans le cadre d'une sensibilisation à l'islam. Le président du CFCM espère visiblement que les non-musulmans répondront en nombre à cet appel, comme cela avait été le cas les années passées.

Crédits photos : Pixabay.com / Domaine public

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