Moselle : Une ado simule un enlèvement pour fuguer au Parc d'attraction

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France L'entrée d'Europa Park
L'entrée d'Europa Park

Une adolescente a maquillé sa fugue au parc d'attractions en un faux kidnapping mobilisant d'importants moyens de recherche.

Voici le genre de mensonge dont se seraient passés les parents de cette adolescente d’Algrange en Moselle. Une jeune fille de 15 ans a en effet fait croire à ses parents qu’elle avait été enlevée par deux inconnus.

Après la mise en œuvre de nombreux moyens pour la retrouver, l’adolescente est rentrée chez elle saine et sauve. Elle voulait en fait juste se rendre dans un parc d’attractions en Allemagne.

Elle fait croire à son enlèvement pour aller à Europa Park

L’affaire débute mardi soir. La jeune fille, privée de sortie, prétexte une course à la pharmacie pour se faire la belle. Les parents reçoivent alors un SMS de leur fille plutôt alarmant. Cette dernière leur affirme avoir été enlevée par deux inconnus.

Les parents prennent très au sérieux cette disparition et alerte la police. Un important dispositif est alors déployé afin de retrouver l’adolescente. Une quinzaine d’enquêteurs et un hélicoptère sont immédiatement mobilisés pour retrouver la jeune fille que tout le monde pense kidnappée.

Les trois compères entendus par la police

Très vite, les enquêteurs remarquent que quelque chose cloche. Ils géolocalisent alors le portable de la jeune fille qui se trouve dans la région de Rust en Allemagne, le lieu précis où se trouve le parc d’attractions Europa Park.

La police parvient alors à contacter les deux ravisseurs, âgés de 17 et 20 ans, qui avouent rapidement la supercherie. La jeune fille, mère d’un nourrisson, voulait simplement échapper à ses parents pour se rendre au parc d’attractions. Les deux compères promettent alors de ramener l’adolescente à la suite de leur séjour et de se présenter au commissariat de police de Thionville, ce qu’ils feront mercredi soir vers 22 h 30. Les trois amis seront placés en garde à vue. Les faux ravisseurs comparaîtront en juin pour « soustraction de mineur » et l’adolescente pour « dénonciation de faits imaginaires » devant le juge des enfants selon les informations de France Bleu.

Crédits photos : Wikimedia Commons

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