Morbihan : 3 blessés lors d'une manifestation anti-immigration

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France Le défilé d'Adsav à Pontivy le 15 novembre 2015
Le défilé d'Adsav à Pontivy le 15 novembre 2015

Samedi, à Pontivy, le groupuscule breton d'extrême-droite Adsav manifestait contre l'immigration. Le rendez-vous a dégénéré, faisant 3 blessés.

La manifestation antimigrants organisée par le groupuscule identitaire et nationaliste breton Adsav était prévue avant que les attentats de Paris ne se produisent. C'est donc dans ce climat particulier que le lendemain, entre 150 et 300 personnes selon les sources défilaient dans la commune de Pontivy (Morbihan).

A Pontivy, heurts entre manifestants et contre-manifestants

"Breton, ouvre tes yeux, ferme ta frontière" : tel était le leitmotiv du défilé de Pontivy. Assez vite après le début de la manifestation partie à 15 dans la localité, des heurts ont opposé les militants à une vingtaine de contre-manifestants. La suite, c'est l'un des opposants au défilé qui la raconte à Libération : "C'était complètement informel, les gens n'étaient pas membre d'un parti,assure l'un de ces derniers. À un moment, quelqu'un a dû dire : "les fachos dehors", et c'est alors qu'on s'est fait charger. Les mecs ont vraiment voulu nous défoncer la gueule, tout le centre-ville était en panique".

Les gendarmes, présents pour assurer la sécurité, ont fait usage de gaz lacrymogène. Une commerçante, témoin des heurts, a indiqué à FranceBleu qu'un passant d'origine maghrébine avait été passé à tabac par les militants d'Adsav : "C'était un défoulement sur lui. C'était de la violence et de la haine. Tous les magasins ont fermé au fur et à mesure. Il y avait des jeunes mais aussi des quadragénaires. Ils disaient à la police et à la gendarmerie : On va les tuer, ils n'ont rien à faire ici".

3 blessés, l'Adsav rejette la dérive raciste

Selon la Préfecture, il y a 3 blessés : "Une jeune opposante qui a reçu un fumigène et a été chahutée par les manifestants; l'un de ses camarades qui a reçu quelques gifles; et le manifestant blessé à la main", indique le sous-préfet Mickaël Doré à Libération.

Ronan Le Gall a lui aussi été contacté par le quotidien national. "L'un de nos militants a dû être amputé d'un doigt. Quant au Maghrébin en question, il a d'abord pris à partie nos militants. Il aurait pu être martien, il aurait dérouillé pareil".

Crédits photos : Capture d'écran Youtube

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