Monténégro : répression dans la violence de manifestations contre le gouvernement

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International Milo Djukanovic, le premier ministre du Monténégro en poste depuis près de 24 ans
Milo Djukanovic, le premier ministre du Monténégro en poste depuis près de 24 ans

Dans la capitale du Monténégro, samedi 24, des milliers de manifestants ont réclamé la démission de Milo Djukanovic, le Premier ministre monténégrin. Ces manifestations qui durent depuis près d'un mois ont cette fois été sévèrement réprimées par la police.

La colère gronde au Monténégro, depuis près d'un mois l'opposition au gouvernement manifeste réclamant le départ du Premier ministre. Samedi, à l'appel de différents partis de l'opposition, des milliers de manifestants se sont rassemblés dans le calme devant le parlement. Après quelques heurts, la police a alors violemment chargé les manifestants.

Une réponse violente du gouvernement

Réclamant la formation d'un gouvernement d'union nationale ainsi que la tenue d'élections anticipées, les quelques 8 000 manifestants monténégrins ont fustigé une fois de plus le Premier ministre Milo Djukanovic. Au pouvoir depuis près de 24 ans et considéré comme corrompu, le Premier ministre souhaite par ailleurs l'intégration de son petit pays à l'OTAN, intégration dont ne souhaitent pas une majorité de monténégrins.

Refusant la tenue d'élections anticipées et s'accrochant à son poste, le Premier ministre a alors ordonné samedi soir de réprimer les manifestations dans la violence. Policiers et manifestants se sont affrontés durant une heure. Usant de grenades assourdissantes, de gaz lacrymogène et de charges contre les manifestants, la police a finalement pu les disperser. Plus tard, des véhicules blindés patrouillaient les rues de Podgorica.

Des revendications différentes

Les manifestants réunis à l'appel de différents mouvements politiques ont des demandes différentes. Certains fustigent le Premier ministre comme un voleur et étant de mèche avec le banditisme. D'autres refusent l'intégration de leur pays à l'OTAN, préférant se tourner vers la Russie, d'autres encore manifestent contre la pauvreté et le chômage, véritables fléaux de ce pays des Balkans mais, tous dénoncent le Premier ministre et souhaitent la tenue de nouvelles élections.

Selon le ministère de l'Intérieur, le bilan de ces manifestations fait état de 24 manifestants blessés ou victimes de malaises et d'une quinzaine de policiers blessés dont un grièvement. Andrija Mandic, un parlementaire qui avait appelé à manifester, a été arrêté par les forces de l'ordre.

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