Un mois après l'attentat de Nice, la ville toujours en état de choc

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France
Des fleurs sur la Promenade des Anglais, en hommage aux victimes, le 16 juillet 2016 à Nice

Un mois après le terrible attentat qui a ensanglanté la promenade des anglais, les niçois sont toujours sous le choc. L'émotion est toujours vive même si la ville essaie d'aller de l'avant.

Les niçois risquent d'être à jamais marqués par le drame du 14 juillet 2016. La promenade des anglais, symbole de la ville et lieu mythique souvent associé à l'insouciance, restera pour toujours entaché du sang des 85 morts et des 400 blessés de ce terrible attentat. Nice essaie d'aller de l'avant sans pour autant oublier mais il persiste comme un parfum de "plus rien ne sera comme avant".

Nice essaie de reprendre goût à la vie

La ville semble toujours la même. La plage, le soleil, le parfum des crèmes solaires, les parasols sur le sable, les marchands de glace et les portraitistes du vieux Nice sont toujours là. Les commerçants ont rapidement rouvert leur échoppe après le drame pour montrer que la vie continue mais la ville de carte postale et ses habitants restent toujours très marqués par le drame.

Signe de ce traumatisme, les touristes sont moins nombreux que les années précédentes. Le traditionnel feu d'artifice du 15 août ne sera, cette année, pas tiré. La magnifique promenade des anglais porte toujours les stigmates du drame. Les fleurs, les bougies, les mots d'amour et les larmes sur certains visages ont remplacé les traces de sang.

Des blessures physiques mais aussi psychologiques

L'attentat a fait 400 blessés, certains toujours hospitalisés. Outre les blessures physiques, le drame a laissé de profondes souffrances psychologiques chez les victimes du camion. Mais cette souffrance se retrouve aussi chez les témoins de la scène.

La psychothérapeute Brigitte Juy-Erbibou qui a accompagné de nombreuses victimes explique : "Au tout début, chacun se disait : J’y ai échappé, je suis en vie. Puis dans la redescente de cette espèce de moment d’adrénaline et d’intensité, on voit aussi des symptômes apparaitre, même si le corps n’a pas été blessé. Il n’y a que la mise en mots, le surgissement de l’émotion qui va pouvoir traiter et finalement apaiser".

Crédits photos : © AFP BORIS HORVAT

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