Mobilisation contre la loi Travail : Mailly ne compte pas y mettre fin

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Société Jean-Claude Mailly explique son boycott aux médias.
Jean-Claude Mailly explique son boycott aux médias.

Mercredi, le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly a déclaré ne pas être "dans l'état d'esprit d'arrêter" la mobilisation contre la loi Travail de Myriam El Khomri.

S'il fallait compter sur une décision de Jean-Claude Mailly pour mettre fin à la mobilisation contre la loi Travail, le principal intéressé a signifié mercredi que ce n'était pas là son intention du moment. Le secrétaire général de Force ouvrière (FO) a ainsi déclaré ne pas être "dans l'esprit d'esprit d'arrêter" le mouvement en marche.

Dans des propos tenus auprès de nos confrères de Paris Match, M. Mailly salue les travailleurs ayant choisi d'exercer leur droit de grève, même si pour lui, il doit s'agir là d'initiatives personelles et non d'obligations : "Nous avons incité les syndicats dans les entreprises à organiser des assemblées générales. Ensuite, je soutiens les salariés qui ont choisi la grève. Mais cela ne peut pas être une confédération nationale qui appuie sur un bouton pour mettre en grève des salariés".

Loi Travail : Mailly envisage une mobilisation sur le long terme

La volonté du secrétaire général de FO de ne pas faire cesser la mobilisation réside visiblement dans le long processus d'examen du texte : "Le texte passe au Sénat en juin, puis revient à l'Assemblée nationale. Donc nous nous inscrivons, si nécessaire, dans le temps long".

Pour Jean-Claude Mailly, deux choix s'offrent désormais au gouvernement : "[Ce dernier] connaît les points clefs, soit il modifie le fond du texte, soit il reste dans une logique qui est, selon moi, davantage politicienne, de candidature ou pas à la présidentielle".

Euro 2016 : "Je n'exclus rien à priori"

Quant à savoir si l'Euro 2016 et son organisation en viendront à être perturbés par ces mouvements, le secrétaire général semble n'avoir rien programmé de tel, en se réservant toutefois une marge de manœuvre : "Nous ne voulons pas perturber particulièrement les matchs, mais ce n'est pas nous qui avons choisi les dates de la compétition et le calendrier du gouvernement. Je n'exclus rien a priori".

Crédits photos : Capture écran youtube / iTélé

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