La mixité sociale de moins en moins évidente dans les collèges privés

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France Photo d'illustration. Des élèves dans une classe.
Photo d'illustration. Des élèves dans une classe.

Selon une étude effectuée par la DEPP, il y aurait moins d’élèves issus des milieux défavorisés qu’il y a 10 ans dans les établissements scolaires privés.

Dans les collèges privés, il y a en moyenne de moins en moins d’élèves issus des milieux défavorisés par rapport aux établissements scolaires publics. Ce sont les résultats qui ressortent d’une étude de la Direction de l'Evaluation, de la Prospective et de la Performance (DEPP), qui dépend de l’Education Nationale.

La ségrégation sociale est plus  marquée dans les collèges privés

Afin de mener son enquête, la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance a réparti les élèves des collèges français en quatre groupes, selon leur milieu social. Ainsi, on retrouve les collégiens défavorisés (37,8%), moyens (26,9%), favorisés (12,5%) et très favorisés (22,7%).

Parmi les 6890 collèges français publics et privés sous contrat, 10% comptent moins de 14,6% d'élèves défavorisés alors que 10% de ces établissements comptent dans leurs effectifs plus de 62,7% d'enfants issus de milieux défavorisés. Cette faible mixité sociale se reflète encore davantage lorsque l’on s’intéresse aux collèges privés. Une tendance qui s’est même beaucoup accentuée en 10 ans. En 2003, 25% des collégiens étudiant dans le privé était d’origine sociale défavorisée. Ce chiffre est passé à 20% en 2015.

Une disparité selon les territoires

Les élèves de la catégorie très favorisée représentent, eux, 37% des effectifs totaux des collèges privés alors qu’ils étaient 30% en 2003. Dans les établissements publics on compte 43% d’enfants défavorisés contre 19% de très favorisés. Toutes les régions françaises ne sont pas égales face à cette ségrégation. La DEPP indique ainsi qu’elle est très prononcée dans des milieux urbains importants tels que Paris ou Lyon, alors qu’elle est infime dans l’ouest de l’hexagone comme à Rennes ou Nantes par exemple.

En outre, la DEPP note que cette ségrégation sociale ne dépend pas du nombre de collèges privés présents dans une région. La Bretagne et Paris disposent d’une forte densité d’établissements privés avec cependant un profil social des élèves très différents.

Crédits photos : Oksana Kuzmina/Shutterstock.com

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