Migrants : selon Laurent Wauqiez, "on va multiplier des Calais partout en France"

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Politique Laurent Wauquiez sur RTL le 14 septembre 2016.
Laurent Wauquiez sur RTL le 14 septembre 2016.

Le président par intérim des Républicains a fustigé ce matin sur RTL le projet de répartition des migrants acté par le gouvernement.

Le nouvel homme fort des Républicains était à l'antenne de RTL mercredi matin. Et pour lui, le plan du gouvernement visant au démantèlement de la "jungle" de Calais à fin de répartition des migrants via 12.000 places d'hébergement en France ne passe pas.

Accueil des migrants : "c'est de la folie"

Mardi, Le Figaro révélait un "relevé de conclusions" du gouvernement faisant part du plan d'évacuation des migrants de Calais et Paris. La répartition serait opérée selon un "critère démographique pondéré par les efforts faits par chaque région". En clair, 1.800 places pourraient être demandées à la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont Laurent Wauquiez est le président.

Mais selon lui, "On ne résout pas Calais, on va multiplier des Calais partout en France (...) On s'apprête avec ce plan à créer un appel d'air énorme sur l'immigration clandestine. C'est fait avec un mépris pour la population et les élus qui est absolument incroyable".

Laurent Wauquiez veut "s'opposer" à ce plan

Soutien indéfectible de Nicolas Sarkozy en vue de la primaire à droite, il poursuit : "Ce qu'on attend du gouvernement, c'est qu'en fermant Calais il ne déplace pas le problème à l'intérieur de la France mais qu'il le résolve. Ça veut dire qu'on négocie avec l'Angleterre, avec les autres pays autour mais ça n'est pas à la France d'accueillir tout le monde". Et il prévient encore qu'il n'"acceptera" pas ce plan.

Mais comment compte-t-il s'y prendre pour s'y opposer ? "On a des élus locaux qui peuvent faire des recours juridiques pour s'opposer à des décisions imposées par les préfets sans la moindre consultation. Tous les dossiers ne sont pas dans des bâtiments qui appartiennent à l'Etat. Tout ne relève pas d'une prérogative de l'Etat, tout n'est pas dans un diktat imposé par le ministre de l'Intérieur".

Crédits photos : Capture d'écran YouTube RTL

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