Migrants : Nicolas Sarkozy remet en cause les accords du Touquet

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France Nicolas Sarkozy serre des mains en arrivant à son nouveau QG de campagne à Paris le 23 août 2016
Nicolas Sarkozy serre des mains en arrivant à son nouveau QG de campagne à Paris le 23 août 2016

L’ex président de la République et candidat à la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy, était hier à Calais. Il a déclaré être favorable à la remise en cause des accords du Touquet concernant les migrants.

Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite pour l’élection présidentielle de 2017, était à Calais dans le département du Pas-de-Calais hier, à l’occasion du campus des Jeunes Républicains. Il en a profité pour revenir, dans son discours, sur le sort des  migrants qui souhaitent passer en Angleterre. Il s’est notamment déclaré en faveur d’une remise en cause des accords du Touquet passés alors qu’il était au gouvernement en 2003.

Migrants de Calais : Sarkozy veut un centre de traitement en Angleterre

En 2003, alors que Nicolas Sarkozy occupait le poste de ministre de l’Intérieur, la France et la Grande Bretagne signaient les accords du Touquet, fixant la frontière entre les deux pays à Calais. Ceci, afin de faciliter les contrôles des migrants qui veulent se rendre en Angleterre. Avec le Brexit, les choses pourraient alors changer mais François Hollande a déclaré que les accords seraient maintenus. Nicolas Sarkozy, qui les avaient signés en 2003, n’est pas du même avis et il pourrait les remettre en cause.

Concernant les migrants : « tous ceux qui sont ici à Calais et qui veulent passer en Angleterre, que les Anglais instruisent en Angleterre le dossier de ces candidats, ce n'est pas en France que nous devons le faire » déclarait l’ancien président. En ajoutant : « Je demande l'ouverture d'un centre de traitement des demandes d'asile pour tous ceux qui sont à Calais en Angleterre, de manière à ce que les Anglais fassent le travail qui les concernent (...). Ils organiseront des charters pour renvoyer chez eux les gens dont ils ne veulent pas ».

La fermeture de la « jungle » de Calais

Le candidat à la primaire de la droite pour l’élection présidentielle de 2017 s’est aussi prononcé en faveur de la fermeture de la « jungle » de Calais. Selon la préfecture, quelques 6900 migrants se trouveraient toujours dans la « Jungle » de Calais, qui se situe au nord de la ville et dont la zone sud avait été évacuée en février et mars. Selon des associations humanitaires, les migrants seraient bien plus nombreux, elles avancent le chiffre de 9100.

Crédits photos : © AFP MATTHIEU ALEXANDRE

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