Michel Charasse : une arme dans son bureau du Conseil constitutionnel

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Michel Charasse

Michel Charasse, proche de l'ancien exécutif français François Mitterrand, a reconnu détenir une arme dans son bureau du Conseil constitutionnel.

Pour son numéro 16 paraissant en ce jour et à l'occasion des 20 ans de sa disparition, la revue Charles se focalise sur l'ancien président de la République François Mitterrand. Il apparaissait donc on ne peut plus logique de solliciter des proches de l'ex-exécutif pour en dresser un portrait toujours plus complet.

L'un de ces proches se nomme Michel Charasse, ancien ministre socialiste du Budget et siégeant depuis maintenant près de six ans au Conseil constitutionnel. Dans les propos tenus par M. Charasse, on apprend notamment que François Mitterrand, alors frappé par la maladie, lui avait demandé de "faire le nécessaire" s'il ne le voyait "plus en état" d'assurer dignement sa fonction.

Arme de Michel Charasse au Conseil constitutionnel : un port légal pour l'ancien ministre

L'ancien ministre explique ensuite qu'il ne se sentait pas capable de répondre favorablement à une telle requête : "Ce qui voulait dire : 'Pour me mettre une balle dans la tête ou me faire une piqûre'. Je ne sais pas faire les piqûres et je ne me voyais pas lui mettre une balle dans la tête." Michel Charasse se voit ensuite questionné sur une éventuelle situation où il aurait eu une arme entre les mains. Et l'interviewé d'approuver en ajoutant : "Oui, j'en ai une là." "Là" se rapportant au lieu de l'entretien, soit son bureau au Conseil constitutionnel. Il précisera qu'il possède un port d'arme.

Détention à l'Élysée : François Mitterrand était au courant

M. Charasse sort ensuite son arme d'un coffre, une arme achetée chez un armurier, et révèle qu'il lui est déjà arrivé de s'en servir dans une salle de tir située à Paris. Quant à savoir s'il possédait déjà cette arme à l'Élysée, le proche de François Mitterrand répond que oui, et que le 21ème président de la République française était même au courant de cette détention.

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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