Mexique: à la prison de Topo Chico les détenus vivent comme des princes

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International Mutinerie à la prison de Topo Chico, Monterrey, Mexique
Mutinerie à la prison de Topo Chico, Monterrey, Mexique

Les autorités mexicaines ont découvert des mini-réfrigérateurs, des aquariums, des lits king-size et des saunas portatifs à la prison de Topo Chico, Monterrey, Mexique.

Quelques jours après la mutinerie qui a fait plus de 50 morts, les autorités mexicaines ont découvert dans la prison de Topo Chico des saunas, des téléviseurs à écrans plats ou encore des mini-réfrigérateurs dans les cellules des barons de la drogue. Le gouvernement du Mexique entend mettre fin à ces privilèges.

A Topo Chico, les barons de la drogue ont la belle vie

Dans la prison de Topo Chico, ainsi que dans de nombreuses autres prisons mexicaines, les leaders des cartels de la drogue ont droit à des privilèges. Les autorités ont récemment découvert certaines cellules luxueuses notamment celle d'Ivan Hernandez Cantu le leader du cartel de los Zetas. Celui qui est surnommé « El Credo » bénéficiait d'une cellule avec un lit king-size, d'une baignoire de luxe et d'un téléviseur à écran plat.

Suite à cette découverte les autorités ont décidé de sévir. Le gouvernement de l’État a indiqué dans un communiqué que la police avait repris le contrôle de la prison de Topo Chico et qu'elle avait "mis un terme à l'auto-gouvernement exercé par les leaders des groupes criminels avec la complicité de certaines autorités".

Une mutinerie fait 52 morts

Jeudi dernier une mutinerie a éclaté à la prison de Topo Chico, une bataille probablement organisée pour définir à qui reviendrait le contrôle de la prison : à Ivan Hernandez Cantu ou à un autre leader du même cartel Juan Pedro Zaldivar Farias. La mutinerie a débuté dès l'aube et a fait 52 morts et 70 blessés, la plupart des victimes ayant été tuées à l'arme blanche. 233 détenus dont des leaders rivaux du cartel des Zetas ont été transférés vers d'autres prisons.

3 800 détenus se trouvaient dans l'établissement pénitentiaire au moment de l'affrontement, des membres des cartels de la drogue coutoyaient des suspects en attente de jugement dans une prison dont la surpopulation atteignait les 35 %.

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