Metz : un homonyme escroc es des mésaventures pour un artisan

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France Le Palais de Justie de Metz. Photo d'illustration
Le Palais de Justie de Metz. Photo d'illustration

Alain Garni, artisan vivant a Metz, a connu de drôles de mésaventures et des démêlés avec la police, dues aux agissements de son homonyme. L'escroc a depuis été arrêté à Madagascar.

Pas évident d’avoir le même nom qu’un truand. Si l’histoire a été maintes fois revue au cinéma, elle est en revanche très difficile à vivre au quotidien. A l’image d’Alain Garni, artisan vivant à Metz qui a eu la surprise d’être appréhendé après un banal contrôle routier. Le policier avait "déjà la main sur le pétard" lorsqu’il demande au quinquagénaire de descendre de son véhicule. C’est finalement grâce à sa date de naissance qu’il a pu éviter de finir la soirée au poste de police. Son homonyme, escroc notoire est âgé, lui, d’une vingtaine d’années.

Cette mésaventure n’est pas isolée pour l’artisan. Il avait déjà auparavant reçu la visite de la gendarmerie qui débarquait chez lui pensant trouver l’autre.

Des appels menaçants à destination de l’homonyme

Pour Alain Garni et son homonyme, les coïncidences ne s’arrêtent pas aux patronymes. Etant tous les deux originaires de Metz, ils partageraient également la même banque. L’artisan en a fait amèrement les frais un jour où dans une station-service, une caissière refuse d’accepter son chèque, pensant avoir affaire à l’arnaqueur.

Les choses prennent un tournant beaucoup plus inquiétant lorsque l’artisan reçoit des appels menaçants. Certaines victimes de l’escroc avaient payé des objets qu’ils n’avaient jamais reçus. Ce dernier refuse pour autant de passer sous liste rouge, ce qui ne serait d’ailleurs pas utile pour son commerce. "A un moment j’avais 5 à 6 appels par jour, il y avait des gens qui étaient virulents"."Je n’ai pas à me cacher, et puis j’ai mon bureau à mon domicile". Il n’est d’ailleurs pas épargné en ligne, où son nom circule également sur un site de petites annonces, là encore pour de mauvaises raisons.

L’escroc finalement arrêté à Madagascar

Racontant son histoire à l’AFP, Alain Garni annonce que son homonyme malfaisant a été arrêté à Madagascar, puis extradé vers la France. Il a été condamné à un an de prison ferme fin juin. Pas suffisant pour l’artisan, qui craint d’ores et déjà une récidive. "Il recommencera, ça c’est sûr".

 

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