Metz : enquête interne du PS sur un nombre d'adhésions fortement à la hausse

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Politique Illustration. Vue nocturne de la ville de Metz.
Illustration. Vue nocturne de la ville de Metz.

Deux sections PS de la ville de Metz font l'objet d'une enquête interne après la découverte d'un nombre étonnamment à la hausse d'adhésions au parti.

Depuis janvier, le bureau national des adhésions (BNA) du Parti Socialiste est en charge de tenter de comprendre pourquoi deux sections de Metz ont vu leur nombre d'adhésions grimper en flèche. L'affaire s'est ébruitée lundi, quand des responsables socialistes locaux en ont informé la presse.

Un afflux étonnant d'adhérents PS à Metz

A l'origine, il est apparu que 2 des 3 sections messines avaient enregistré, depuis le mois de janvier, une "pluie" de nouvelles adhésions, plus précisément 97 et 64. Aurélie Filippetti, députée de Moselle, indique : "Nous avons alors réclamé une enquête de la part du bureau national des adhésions. Dans cette fédération il y a un certain nombre de dysfonctionnements depuis longtemps. Là, ça prend des proportions inquiétantes".

Mao Peninou, président du BNA, a confirmé l'information à l'AFP, précisant que son instance avait été saisie d'un "flux d’adhésions surprenant". Ces nouveaux arrivants au PS vont recevoir un courrier leur indiquant de confirmer leur adhésion. Ils pourront éventuellement se tourner vers la justice si cette adhésion était "non souhaitée", ce que n'exclut pas Mao Peninou.

L'adjoint aux finances de Metz tombe des nues

"En regardant les noms, je suis tombé sur la nièce de mon beau-frère. Je l’ai appelée pour lui souhaiter la bienvenue au PS, et elle m’a appris qu’elle n’avait pas adhéré", raconte Jean-Michel Toulouze qui appartient à la section Metz IV et qui est par ailleurs adjoint aux finances. Selon lui, 63 des 64 nouvelles adhésions ont été effectuée via Internet : "Les 63 ne sont pas fausses, mais il y en a un certain nombre et il faut découvrir lesquelles. Il faut chercher à qui profite la faute. Mais on ne sait pas à qui profite la faute".

Hacène Lekadir, quant à lui membre de la section Metz Nord, adjoint à la culture, n'a pas caché sa colère via Facebook : "Je suis révolté par ces méthodes d’un autre âge où les convictions, le travail et l’engagement sincère sont piétinés par des ambitions individuelles et par la triche (...) Il y a à Metz des militants sincères, des élus engagés et mobilisés par l’intérêt général. C’est à eux que je pense, salis par des méthodes à la Guerini. Je le dis avec simplicité mais avec force : pas de ça à Metz ! Pas de ça à gauche".

Crédits photos : Shutterstock.com

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