Menace terroriste : les églises sous haute surveillance à noël

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Les messes de noël constituent, selon le ministère de l'intérieur, une cible privilégiée pour des attentats et il appelle à surveillance particulière pour cette période de noël.

120 000 policiers et militaires dont des gendarmes ont été mobilisés pour assurer une surveillance particulière face au terrorisme en cette période de noël. Les célébrations de la nativité et tout particulièrement les messes de noël constituent, selon le ministre de l'intérieur, "des cibles d'une exceptionnelle force symbolique".

La circulaire du ministère de l'intérieur

C'est par une circulaire envoyée aux préfets que le ministre appelle à une "vigilance toute particulière". Les recommandations du ministère insistent sur le "contrôle visuel" près des lieux de culte et à leurs entrées mais aussi de veiller tout particulièrement aux véhicules stationnés à proximité. Il demande par ailleurs "l’ouverture des vestes et manteaux" et recommande le "signalement" aux forces de police de tout "comportement inhabituel".

Le ministre rappelle cependant qu'"il y a dans notre pays un peu moins de 300 000 policiers et gendarmes, il y a 77 000 écoles, il y a des milliers de lieux de culte, il y a des milliers d’institutions. Donc c’est par des patrouilles dynamiques, des mesures de précaution prises par les institutions religieuses elles-mêmes que nous parviendrons à assurer la sécurité, et tout est fait pour que la sécurité soit garantie".

Un impact sur l'affluence dans les églises ?

La menace terroriste ne décourage pas les fidèles à se rendre dans leur lieu de culte. Au contraire, selon Mgr Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole de la Conférence des évêques de France : "Les dimanches qui ont suivi les attentats du 13 novembre, nous avons eu plus d'affluence dans nos églises. Les gens avaient besoin de retrouver une intériorité, de réfléchir à la vie en société". L'évêque confiant pense qu'"il y aura du monde à Noël, et peut-être davantage cette année, en raison de ce que nous vivons".

Invité par nos confrères de BFMTV, le père Cédric Burgun confie cependant qu'il "sent qu'il y a des inquiétudes dans les églises et chez les paroissiens" et ajoute que "Noël est une des journées avec la plus grande fréquentation avec les jours de Pâques et des Rameaux. On sent bien qu'au-delà de l'angoisse qui a suivi les attentats, certains paroissiens se demandent s'il est bon de venir dans les églises".

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