Martine Aubry en a assez d'Emmanuel Macron

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La maire de Lille Martine Aubry a déclaré en avoir "ras-le-bol" du ministre de l'Économie Emmanuel Macron, dont les multiples sorties de ces derniers mois n'ont pas manqué de faire couler beaucoup d'encre, numérique ou non.

Mardi, à l'occasion de sa conférence de presse de rentrée, la maire de Lille Martine Aubry a fait savoir qu'elle en avait "ras-le-bol" d'Emmanuel Macron, actuel ministre de l'Économie ayant récemment et notamment remis en cause le régime des 35 heures mis en place par l'ex-Première secrétaire du PS en 2000.

S'ils peuvent suggérer une volonté de départ pour le ministre de l'Économie, les propos tenus par Martine Aubry a l'égard de ce dernier semblent également tendre à un désir de remise en question : "Macron, ras-le-bol. Ras-le-bol, voilà ! C'est le ministre de l’Économie. Il faut qu'il mette toute son énergie qui est grande, et sans doute ses talents, à accélérer la croissance et l'emploi." Et l'élue lilloise de signifier un peu plus ses difficultés à accepter le comportement adopté ces derniers mois par Emmanuel Macron.

Macron : Aubry "supporte de moins en moins" son "arrogance" et son "ignorance"

"Je supporte de moins en moins à la fois l'arrogance, et notamment sur les fonctionnaires, [...] et une ignorance, une ignorance de ce que vivent les gens aujourd'hui. Il y a un moment où ce n'est plus supportable." Dans ses déclarations rapportées par Boursorama, Martine Aubry rappelle que la conjoncture actuelle requiert grandement le concours des fonctionnaires qu'Emmanuel Macron semble dénigrer"[Il] sait sans doute qu'en période de crise on n'a jamais eu autant besoin des fonctionnaires : les policiers, les enseignants, les hôpitaux."

"Qu'il s'occupe de son ministère"

Et pour clarifier son intervention, la maire de Lille y a apporté le point final en indiquant : "Je lui dis très simplement [ndlr : à Emmanuel Macron] [...] : Qu'il s'occupe de son
ministère." De son côté, le successeur d'Arnaud Montebourg au ministère de l'Économie a déploré samedi que le débat public ait été transformé en ce qu'il est aujourd'hui, soulignant au passage que les idées importaient davantage que les petites phrases.

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