Marseille : les dépôts pétroliers du port enfin débloqués

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France
Le port de Marseille

Après près d'un mois de blocage des terminaux pétroliers de lavéra et de Fos-sur-Mer, la CGT a mis fin au mouvement de grève vendredi dernier.

Vendredi, les salariés qui bloquaient les dépôts pétroliers du Grand port maritime de Marseille (GPMM) ont voté la fin du mouvement de grève et repris le travail. Les opérations vont pouvoir reprendre après une grève qui aura duré 26 jours. Les pétroliers qui attendaient au mouillage dans la rade de Fos-sur-Mer vont être pris en charge au fur et à mesure.

Les terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer et lavéra débloqués

Depuis le 23 mai dernier, les salariés de Fluxel, l'entreprise qui est en charge des deux ports pétroliers de Fos-sur-Mer et lavéra, étaient en grève afin de lutter contre la loi Travail. Ce mouvement a perturbé pendant près d'un mois tout le secteur de la pétrochimie des Bouches-du-Rhône. Finalement, vendredi dernier, les salariés ont décidé de voter la fin de la grève.

"La CGT avec l’ensemble des salariés du GPMM-Fluxel [opérateur en charge des terminaux pétroliers de Fos et de Lavéra (Martigues), ndlr] et de la pétrochimie ont décidé de suspendre le mouvement de grève reconductible qu’ils avaient entamé depuis le mois de mai" indiquait la CGT dans un communiqué. "Cette décision a été prise dans l'intérêt supérieur de préserver nos outils de travail (...) La grève reconductible cesse mais la lutte continue" ajoutait le syndicat.

Près de quarante pétroliers en attente

Suite au mouvement de grève, une quarantaine de pétroliers s'étaient retrouvés en rade. Ils n'étaient plus que trente samedi soir après la reprise des opérations.  "Les opérations de déchargement des navires ont repris vendredi vers 21 heures", déclarait la direction de l'entreprise Fluxel vendredi soir.

Les raffineries du complexe pétrochimique de l'étang de Berre (Petroinéos, Esso et Total, à Fos) dépendent directement des deux ports pétroliers de Fos-sur-Mer et Lavéra, tout comme celles de Feyzin dans le Rhône, de Karlsruhe en Allemagne et de Cressier en Suisse, qui elles sont reliées par oléoducs.

Crédits photos : Wikimedia

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