Mars : une gigantesque tempête de sable pourrait mettre les rovers de la Nasa en danger

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Sciences Le selfie de Curiosity sur une dune martienne.
Le selfie de Curiosity sur une dune martienne.

En l'espèce, on ne parle pas de petite tempête qui ne concerne qu'une région de la planète mais bien d'une de la taille de la planète....

James Shirley, scientifique au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa, prévient : "Mars atteindra le point médian de sa saison actuelle des tempêtes de poussière le 29 octobre de cette année. Sur la base de l’évolution historique que nous avons trouvée, nous croyons qu’il est très probable que la tempête globale de poussière commence dans quelques semaines ou quelques mois".

Si les tempêtes locales sont légion sur le Planète rouge, il peut arriver qu'une couche de poussière consécutive à l'assemblage de plusieurs d'entre elles vienne recouvrir l'ensemble de Mars.

Curiosity et Opportunity en péril ?

Ce gigantesque phénomène a pu être observé 5 fois depuis 1977, en 1982, 1994, 2001 et 2007. Au-delà de l'indéniable attrait scientifique qu'il revêt, le problème associé est un possible obscurcissement des panneaux solaires des deux robots encore en activité sur le sol martien, Opportunity et Curiosity.

Ainsi, en 2007, Opportunity était déjà sur place, en compagnie du rover Spirit. John Callas, en charge du programme JPL à l'époque, se souvient : "La tempête de poussière globale de 2007 a été la première menace majeure pour les rovers depuis leur atterrissage. Nous avions à prendre des mesures spéciales pour permettre leur survie pendant plusieurs semaines avec peu de lumière du soleil pour les garder sous tension. Chaque rover était alimenté seulement quelques minutes chaque jour, assez pour les réchauffer, puis éteint jusqu’au lendemain sans même communiquer avec la Terre. Pendant plusieurs jours les rovers étaient complètement livrés à eux-mêmes".

Des tempêtes de plus en plus prévisibles

Et c'est quand Mars est proche du soleil, que ces grandes fusions de tempêtes peuvent avoir lieu. Si le modèle de James Shriley est juste, elles pourront être prévues plus en amont. Car si elles sont un danger pour les robots, elles pourraient l'être aussi pour les futurs colons humains de la planète.

En effet, leur alimentation électrique, les appareils électroniques et même leur capacité à respirer pourraient être soumis à ces énormes nuages de poussière.

Crédits photos : NASA/JPL-Caltech/MSSS

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