Maroc : démantèlement d'une cellule féminine islamiste

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International Port et ville de Tanger (Maroc)
Port et ville de Tanger (Maroc)

Une cellule féminine islamiste a été démantelée lundi au Maroc, avec ainsi l'arrestation de dix femmes suspectées du projet de commettre des attentats dans plusieurs villes du pays.

Le ministère de l'Intérieur du Maroc vient de déclarer qu'en ce lundi, une cellule féminine islamiste a été démantelée au sein du royaume. Par voie de communiqué, on apprend ainsi l'arrestation de dix femmes ayant prêté allégeance à Daesh et qui prévoyaient supposément de commettre plusieurs attentats sur le territoire marocain.

Le document, partiellement cité par nos confrères de Paris Match, ajoute que ces dix femmes ont "essayé de se procurer des produits chimiques utilisés dans la fabrication de ceintures explosives", et de préciser qu'elles "voulaient commettre des attentats suicide contre des installations vitales au Maroc".

Cellule islamiste au Maroc : dix femmes arrêtées

La cellule à laquelle appartenait ces femmes était active dans plusieurs régions du Maroc incluant Kénitra, Sidi Slimane, Salé ou encore Tanger. Une division qui était chargée de recruter des femmes et de les entraîner en vue d'une intégration à Daesh.

Toujours selon le ministère de l'Intérieur, les femmes arrêtées avaient noué des "liens étroits avec plusieurs terroristes marocains également affiliés à Daesh" et "basés à la frontière syro-irakienne".

Des démantèlements qui s'enchaînent

Au cours de ces derniers mois, les autorités du royaume chérifien ont enchaîné les annonces de démantèlement de cellules rattachés à Daech, ainsi que celles d'arrestations de recruteurs supposés pour l'organisation terroriste. Ainsi, le mois dernier, nous rapportions l'arrestation, de la part du Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ), de trois "extrémistes s'activant à Oujda, Casablanca et à Fès".

Le ministère de l'Intérieur marocain, qui avait là aussi communiqué l'infirmation, aura précisé que "le chef du réseau avait loué une planque sûre dans les environs de la ville d'Oujda, qui était réservée à l'hébergement des membres de cette cellule, ainsi qu'à la préparation et la fabrication de charges explosives commandées à distance". Depuis quatre ans, le Maroc apparaît très peu ciblé par des attentats, alors que Rabat se veut particulièrement actif dans la lutte contre le djihadisme.

Crédits photos : Mikadun / Shutterstock.com

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