Marine Le Pen : "entre mon père et mon parti, j'ai choisi mon parti"

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Politique
Marine Le Pen au journal de 20h00 de France 2 le 29 juillet 2016

Dans un entretien accordé à Paris Match, la présidente du Front national Marine Le Pen a rendu hommage à l'héritage de son père même si elle reconnaît qu'elle privilégierait son parti si, comme en 2015, elle devait avoir à choisir entre le FN et son père.

Comme Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, qui n'ont été d'aucune primaire, Marine Le Pen est actuellement possiblement plus présente dans les discours de ses opposants que par des prises de parole directes. Une situation appelée à rapidement évoluer avec l'échéance de la présidentielle ainsi de plus en plus proche.

La leader du Front national (FN) vient d'ailleurs d'accorder un entretien à Paris Match, dans lequel elle évoque notamment ses relations avec son père Jean-Marie et sa nièce Marion. Pour le premier, elle reconnaît l'héritage laissé tout en indiquant que l'ancien président du FN n'aura plus sa préférence lors d'un éventuel nouveau choix à faire avec son parti : "Jean-Marie a porté seul ce discours pendant des années. Il a surmonté toutes les péripéties, les obstacles, les batailles. Je sais ce que je lui dois, même si, aujourd'hui, les ponts sont coupés. Il a fallu que je choisisse en 2015 entre mon père et mon parti, j'ai choisi mon parti. Si c'était à refaire, je le referais".

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Marine Le Pen n'entend cependant pas élever ses récentes brouilles avec Marion Maréchal-Le Pen  au même niveau que celles connues avec son père : "Ces différends sont minimes". Et d'ajouter que "chacun a le droit d'avoir sa sensibilité".

La leader du FN ne voulait pas rencontrer Donald Trump

Sujet inévitable, après avoir été vue mercredi soir dans la Trump Tower en compagnie notamment de Guido Lombardi, la chef du FN a démenti s'être rendue sur place avec l'objectif de rencontrer le président-élu des États-Unis Donald Trump, alors que M. Lombardi est connu pour être un intime du milliardaire américain :

"Avouez que le moment aurait été mal choisi alors qu'il est en guerre avec les services secrets et à quelques jours de son investiture !" Le même Guido Lombardi qui aura tout de même déclaré qu'à son sens, "Marine [Le Pen] est la Trump française".

Crédits photos : capture d'écran

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