Marie-Noëlle Lienemann se déclare candidate à l'élection présidentielle

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France Marie-Noëlle Lienemann.
Marie-Noëlle Lienemann.

Marie-Noëlle Lienemann est la dernière en date à ajouter son nom à la liste des candidats à l'élection présidentielle de 2017. Très critique envers le gouvernement, elle se place dans l'aile gauche du PS.

Méconnue de beaucoup, Marie-Noëlle Lienemann est pourtant sénatrice socialiste de Paris et a été par deux fois ministre du logement dans les gouvernements de Bérégovoy puis de Jospin. Cette membre du PS est très ancrée à gauche et particulièrement critique envers François Hollande et son gouvernement ainsi qu'envers le libéralisme.

Officiellement, la première socialiste à être candidate

Cela faisait plusieurs mois déjà que Marie-Noëlle Lienemann songeait sérieusement à se présenter. La sorti de son livre "Merci pour le changement !" était donc une base pour sa candidature. Très critique envers le bilan de François Hollande, elle explique : "Ma candidature puise sa légitimité dans la constance de mes combats – la défense des plus faibles, des couches populaires et des salariés –, dans le courage à affronter l’adversité sans renoncer".

La nouvelle candidate a décidé d'appuyer son discours d'un site internet avec lequel elle souhaite mettre en place des votes chaque semaine sur des questions stratégiques.

Une politique antilibérale et contre les dérives de la finance

Dans son site internet, Marie-Noëlle Lienemann justifie sa démarche en critiquant l'état du pays qui selon elle est le résultat du libéralisme et de l'emprise de la finance sur la politique : "Depuis trop longtemps, les politiques libérales menées en Europe et dans notre pays affaiblissent notre économie et percutent notre modèle social et républicain".

Critiquant ouvertement les fausses promesses de l'actuel président qui promettait lutter contre les dérives de la finance, elle rappelle : "En 2012, les Français l’avaient bien vu et ont voté pour le changement. Il devait être progressif, permettre de libérer notre pays de l’emprise de la finance, des banques et assurer le redressement dans la justice. Il s’agissait aussi d’engager une réorientation de l’Union européenne. Le Président de la République a très vite tourné le dos à ses engagements, dès l’absence de renégociation du traité européen « TSCG » pour reprendre les vieilles recettes dérégulatrices et une antienne trop connu : il n’y a pas d’autre politique possible ! Les mêmes causes ont produits les mêmes effets : chômage, précarité, inégalités en hausse et pouvoir d’achat, conditions de vie dégradées".

La nouvelle candidate explique par ailleurs : "Nous avons été nombreux à multiplier les alertes, à résister à ce rouleau compresseur de la pensée unique. Aujourd’hui est venu le temps pour nous de prendre l’offensive. Nous pouvons, nous devons engager une autre politique" avant d'ajouter que "Les thèses de la « mondialisation heureuse », sont en recul, contestées dans la plupart des pays jusqu’au cœur du système, les États-Unis. La vague libérale retombe : c’est une nouvelle période qui s’amorce" et de continuer : "François Hollande et le gouvernement ne veulent pas le voir et nous proposent de poursuivre voire d’accélérer dans la même direction ; la droite fait de la surenchère ultra-libérale. Dans tous les cas, c’est l’impasse et des régressions programmées".

Et de mettre en garde : "Si la gauche, les socialistes, les progressistes ne présentent pas une alternative réelle, les replis nationalistes et identitaires prendront le dessus comme seule -et dangereuse- solution de rechange aux yeux du peuple."

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