Le mammouth de retour dans 7 ans ?

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Sciences Un mammouth laineux modélisé (Royal BC Museum de Victoria, Canada)
Un mammouth laineux modélisé (Royal BC Museum de Victoria, Canada)

Un biologiste moléculaire de Harvard pense que 4.000 ans après sa disparition de la surface de la Terre, le mammouth laineux pourrait renaître. Explications.

Il s'appelle George Church, et il est biologiste moléculaire à l'Université d'Harvard. Selon lui les possibilités offertes par CRISPR-Cas9, une méthode de réécriture de l'ADN, pourraient voir des espèces disparues renaître. Et plus vite qu'on ne le pense.

Génétique : le retour du mammouth laineux dans 7 à 10 ans ?

Si cette méthode est controversée, c'est parce que ses perspectives sont vertigineuses. Modification génétique, mais aussi remplacement ou suppression de gènes, voici ce qu'il est désormais possible de faire. Mais avant de décrire un peu plus en détails cette technique, voici ce qu'en dit le Dr Church au sujet du mammouth : "Je dirais qu'il nous faudra sûrement cinq ans pour mettre au point toute la partie développement de l'embryon, puis au moins deux ans pour procéder à une gestation complète. La première naissance pourrait donc intervenir d'ici sept à dix ans. Ce n'est pas loin du tout", a-t-il confié au HuffingtonPost.

CRISPR, outil de renaissance des espèces disparues

Dans un premier temps, les scientifiques devraient prélever l'ADN contenu dans des restes congelés de ces grands mammifères. Deuxième étape : injecter cet ADN dans celui de leurs cousins les éléphants d'Asie, proches génétiquement. Une fois le code génétique manipulé, les éléphants actuels seraient en mesure de donner la vie à des animaux plus gros et plus poilus. A terme, les scientifiques espèrent que ces éléphants-mammouths reviennent fouler la Toundra et les plaines d'Amérique du Nord. Par leur présence, le permafrost sibérien pourrait ainsi être préservé.

Mais cette nouvelle méthode suscite tout de même la controverse. Dans la revue National Geographic Stuart Pimm, professeur d’écologie de conservation à l’université Duke, écrit au sujet de cette "fantaisie moléculaire" : "Dans le pire des cas, cette idée donne l’impression aux organismes de financement et aux doyens d’université de sauver le monde. Elle permet aux développeurs sans scrupules d’occulter leur avidité en promettant de s’attaquer aux problèmes plus tard. Elle nous détourne aussi de l’objectif de garantir la biodiversité de notre planète pour les générations futures".

Crédits photos : Wikimedia

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