Malgré un ciel très obscurci, Sarkozy ne se laisse détourner

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France
Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire de la droite, à Dozulé dans le Calvados, le 26 septembre 2016

Etre de nouveau président, c’est l’obsession de Nicolas Sarkozy et malgré les récents scandales et soupçons qui s’accumulent, rien ne le détourne de son objectif.

Les soupçons et les scandales sont venus, encore plus, obscurcir le ciel de Nicolas Sarkozy cette semaine. Pourtant, dans un meeting ce mardi, l’ancien chef de l’Etat a assuré que tous ces nuages qui s’amoncellent ne changent en rien son obsession de redevenir président en 2017. Le candidat à la primaire de la droite a assuré, devant un public entièrement acquis à sa cause : « Rien ne me détournera de mon projet. Rien ne me dissuadera de tout donner pour le peuple de France. Rien ».

Nicolas Sarkozy pas impressionné

La publication aujourd’hui du brûlot de Patrick Buisson, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, la transmission à la justice d’un carnet semblant prouver que Mouammar Kadhafi avait financé sa campagne en 2007, son récent renvoi devant le tribunal dans l’affaire du financement de sa campagne en 2007 ou bien encore la récente mise en examen d’un autre de ses proches ont considérablement encore augmenté les soupçons autour de l’ancien chef de l’Etat.

Pourtant, l’ancien hôte du palais de l’Elysée, semble n’avoir que l’obsession d’être de nouveau élu à la présidence de la République. Dans son discours mardi à Chantilly dans l’Oise, Nicolas Sarkozy a balayé d’un revers de main toutes les attaques et les soupçons de plus en plus importants à son encontre : « Quand on aspire à conduire le destin de notre pays, on ne se laisse pas impressionner par la moindre manœuvre, aussi grossière soit-elle » ni « la bassesse, la calomnie et la trahison » avant d’ajouter : « Quand on est candidat à la présidence de la République, on doit avoir le cuir épais. Très épais ».

Distancé dans les sondages, Sarkozy mise sur sa stature

Nicolas Sarkozy est à la peine dans les sondages et semble, hormis ses partisans, avoir de plus en plus de difficultés à convaincre les électeurs de droite. Aussi, l’ancien chef de l’Etat a décidé de jouer sur sa stature d’ancien président : « Quand on sait l'ampleur des défis que notre pays doit relever, on ne recule pas, même devant la bassesse, même devant l'outrance, même devant la calomnie, même devant la trahison. Au contraire, on est fort, parce qu'on sait qu'il ne peut y avoir de place pour la faiblesse pour celui qui veut vraiment changer notre pays ».

« Ceux qui pensent pouvoir m'atteindre doivent savoir que j'ai une capacité de résistance, une détermination et une volonté que l'expérience du pouvoir et de la vie n'a eu de cesse de renforcer ». Le candidat à la primaire de la droite n’a d’ailleurs pas hésité à se comparer aux anciens présidents de la cinquième République : « Je ne suis d'ailleurs pas le premier à subir de telles attaques. Georges Pompidou, Valéry Giscard d'Estaing, Jacques Chirac et même François Mitterrand ont eu leur lot de caricatures, d'insultes, de coups bas ».

Se voulant de la trempe de ses prédécesseurs voireau dessus d’eux, Nicolas Sarkozy a assuré : « Ma sérénité et mon sang-froid sont, au minimum, égaux à ceux dont ils ont su faire preuve à l'époque. Ceux qui pensent pouvoir me décourager doivent savoir qu'ils se décourageront avant moi. Ceux qui veulent démobiliser notre électorat doivent savoir que je (...) ne laisserai personne vous dire ce qu'il faut penser. Les débats qui seraient acceptables et ceux qui ne le seraient pas ».

Crédits photos : © AFP CHARLY TRIBALLEAU

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