Maladie de Lyme : Le collectif "Lymaction" assigne deux laboratoires

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Santé Une tique qui peut transmettre la maladie de Lyme  (illustration)
Une tique qui peut transmettre la maladie de Lyme (illustration)

130 patients atteints de la maladie de Lyme, regroupés au sein du collectif « Lymaction », vont assigner en responsabilité civile deux laboratoires qui commercialisent le test qui n’a pas permis de les diagnostiquer.

Action d’envergure de la part de 130 patients atteints de la maladie de Lyme. Ces derniers ont en effet décidé d’assigner en responsabilité civile deux laboratoires qui ont commercialisé les tests de dépistage qui n’ont pas permis de les diagnostiquer.

Le test « Elisa » pas assez fiable

L’information a été révélée par l’AFP et reprise notamment par Le Point. Selon l’avocat du collectif de plaignants, Me Julien Fouray, « Les assignations en indemnisation devant les tribunaux de grande instance (TGI) de Paris et de Nanterre devraient être délivrées mardi ».

Deux laboratoires sont dans le viseur, le français BioMérieux et la société de biotechnologies italienne DiaSorin qui sont à l’origine de la commercialisation du test « Elisa », le seul autorisé en France pour détecter l’infection transmise par les morsures de tiques. Ce test est vivement contesté par une partie des malades qui lui reprochent son inefficacité pour détecter la maladie de Lyme qui a contaminé 33 000 patients en France en 2015 selon les chiffres de l’agence Santé publique France.

Si « Elisa » utilise un prélèvement sanguin pour donner son résultat, il se base sur les souches américaines de la maladie de Lyme, ce qui constitue une grosse faille pour les plaignants.

Le « Lymaction » pour peser devant la justice

Les 130 patients, regroupés au sein du « Lymaction » (qui regrouperait aujourd’hui 500 personnes), veulent avant tout dénoncer la non-fiabilité et placer les autorités sanitaires, l’État et la ministre de la Santé face à leurs responsabilités en plus des laboratoires.

Selon Me Fouray, d’autres laboratoires ayant produit le test « Elisa » devraient être ciblés par des actions en responsabilité civile, notamment devant le TGI de Strasbourg.

Crédits photos : JerzyGorecki / Pixabay

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