Macron ne quittera pas le gouvernement le 12 juillet selon Collomb

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Politique Gérard Collomb
Gérard Collomb

Si le maire de Lyon Gérard Collomb pense qu'Emmanuel Macron ne quittera pas le gouvernement le 12 juillet prochain, il estime cependant que le ministre de l'Économie est en train de démarrer sa campagne.

Perçu par le maire de Lyon Gérard Collomb comme une proposition politique bienvenue pour la France, le ministre de l'Économie Emmanuel Macron ne devrait toutefois pas annoncer son départ du gouvernement le 12 juillet prochain. C'est en tout cas ce que pense son soutien rhodanien sur le sujet.

Interrogé par nos confrères du Point sur la possibilité qu'Emmanuel Macron profite de son meeting parisien de la semaine à venir pour officialiser sa sortie, Gérard Collomb a ainsi répondu qu'il ne voyait pas pareil scénario se confirmer : "Emmanuel Macron ne veut évidemment pas quitter le gouvernement le 12 juillet. Il ne va pas dire : 'Je pars tout de suite.'"

Gérard Collomb : "Macron est utile à tout le monde"

Et d'ajouter qu'à son sens, la stratégie du ministre "est la suivante : il pense qu'on ne peut pas attendre le 15 ou le 20 décembre 2016 pour s'apercevoir qu'il n'y a pas d'offre politique parallèle. Emmanuel Macron veut donc construire une offre qui s'articule autour de cette question : comment construire une offre progressiste dans une société qui change à une vitesse accélérée et dans le cadre de la mondialisation ?"

L'élu poursuit en indiquant que "le meeting du 12 juillet est le premier d'une grande série", et que ces rendez-vous s'inscrivent dans un cadre précis : "Il [NDLR : Emmanuel Macron] entre en campagne. Parce qu'il pense que les forces progressistes ont besoin de lui. Macron est utile à tout le monde."

Primaire de la gauche : un risque évoqué d'affaiblissement

Et quand on lui demande alors pourquoi Emmanuel Macron ne participerait-il à la primaire de la gauche, M. Collomb évoque un scrutin inadapté aux ambitions de l'actuel ministre de l'Économie : "La Belle Alliance Populaire qui organise la primaire représente des forces politiques assez faibles. Regardez leur meeting : il y avait 200 personnes à Paris, 250 personnes à Lille. On ne peut pas s'affaiblir en passant par une primaire de gens faibles. Macron ne veut pas s'adresser à un clan, mais s'adresser aux Français."

Crédits photos : capture d'écran YouTube

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