L'Union Européenne très préoccupée par les actions de l'armée turque

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International Un membre du PKK ramasse des fragments métalliques dans un cratère laissé par un bombardement de l'aviation turque, le 29 juillet 2015 aux monts Qandil, dans le nord de l'Irak
Un membre du PKK ramasse des fragments métalliques dans un cratère laissé par un bombardement de l'aviation turque, le 29 juillet 2015 aux monts Qandil, dans le nord de l'Irak

L'Union Européenne ainsi que les Etats-Unis sont particulièrement préoccupés par l'ampleur des attaques de l'armée turque contre la rébellion du PKK.

La Turquie a mené de très intenses attaques aériennes en réponse à l'attentat de Suruç revendiqué par l'Etat Islamique, contre ce même Etat mais surtout les rebelles du PKK.

L'armée turque vise en très grande majorité des rebelles kurdes

Alors que la guerre lancée le 24 juillet par la Turquie, est une guerre "contre le terrorisme", sur le terrain, les attaques visent presque exclusivement les kurdes du PKK après une trêve assez fragile de trois ans sans heurts notoires. Les attaques perpétrées par les forces aériennes turques ont lieu dans le nord de la Syrie et en Irak. Ankara affirme avoir tué plus de 260 rebelles et n'avoir ciblé aucune zone habitée.

Selon les sources kurdes qui viennent contredire les déclarations de la capitale turque, dix civils irakiens auraient péri sous le feu des bombes turques ce week-end. Selon l'AFP, 19 soldats et forces de l'ordre turcs auraient été tués.

La réponse de l'UE et celle des USA

Johannes Hahn, le commissaire européen à l'élargissement, a déclaré lors d'un entretien avec Volkan Bozkir, le ministre turc des affaires européennes : "l'UE reconnaît que la Turquie a le droit de prévenir et de réagir à toute forme de terrorisme, qui doit être condamné sans ambiguïté. La réponse doit toutefois être proportionnée, ciblée et elle ne doit en aucun cas mettre en danger le dialogue politique démocratique dans le pays".

Les américains, qui viennent de se voir autoriser à utiliser des bases militaires en Turquie, sont quand à eux beaucoup plus timorés dans leurs déclarations, ne souhaitant pas voir cette autorisation finalement annulée. Mark Toner, le porte-parole du département d'Etat américain a quant à lui déclaré : "nous voulons que le PKK renonce à la violence et reprenne les discussions avant le gouvernement turc (...) et nous voulons voir le gouvernement turc répondre de manière proportionnée aux attaques".

Crédits photos : © AFP SAFIN HAMED

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